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• Sortie du 17 août : Un air de rentrée

Je rassure tout le monde : les Randos se portent bien, du moins ceux que j’ai revus ce matin, et ceux, un peu moins nombreux, qui ont fait la sortie du 15 août. Le coup de pédale est là, ça roule en rythme, l’enthousiasme ne faiblit pas, George est plus vaillant que jamais, les vétérans se portent bien, les plus jeunes ne se défendent pas trop mal. Le bémol, c’est la vilaine sciatique contre laquelle Gérard continue de se battre, sans pour autant renoncer à son activité préférée (comment fait-il ? Vous, je ne sais pas, mais moi, je ne pourrais pas).

Donc les vacanciers, les abstinents, rien de tel que de renouer bientôt avec le peloton si vous voulez retrouver de l’allant et des sensations. C’est mon cas, après pas mal de balades en solo, sur un rythme tranquille, propice aux découvertes. Il faut dire que le Cantal est riche de paysages superbes et très verts, de petites routes délaissées par les voitures, et de cols pas trop difficiles, même s’il faut en passer parfois par quelques pentes très raides. C’est de la moyenne montagne, un peu plus élevée que les Vosges, et surtout très différente sur le plan topographique, puisque les sites sont façonnés par les chaînes de volcans. Vaut le détour, et le séjour.

Donc, les vaillants Randos, ils étaient 16 ce matin, et 16 ensemble sont demeurés, c’est à noter, chacun y ayant mis du sien, pour que les écarts soient vite comblés, écarts provoqués par les grimpettes et le vent de face du retour. Un vent parfois bien costaud, et tout de même 1076 mètres de dénivelé (à mon compteur) au terme de cette étape de plaine.

La Moselle était à l’honneur cette semaine, cap au nord vendredi, cap à l’est aujourd’hui. Des routes pas trop familières, tranquilles et plutôt agréables. Le passage par Château-Salins a permis à Gaby de nous faire découvrir son « raccourci » : un tour de circuit dans la zone d’activités, et retour à la case départ … un peu de tourisme industriel, en somme. Merci Gaby, on retient l’idée. Marcel, lui, a su motiver ceux qui prenaient sa roue, en ne cachant rien des charmes de l’affriolante Charlotte. C’est fou l’effet que ça fait sur certains pédaleurs un peu ramollis. Merci Marcel, t’as un beau dos, comme on aimerait en voir plus souvent. Dommage que tu t’apprêtes à repartir vers d’autres horizons, avec Charlotte (Monique, ne le prends pas mal).

Pour terminer, une bonne pensée pour notre cher François Rollet (l’ex-président Prolo 1er), dont j’ai appris par Yves qu’il avait enfin surmonté ses problèmes de santé, et qu’il avait pu remonter sur son vélo. Comme il m’a transmis son bonjour, je le lui rends, très amicalement et au nom de tous.

• Sortie du 6 juillet : La ligne bleue des Vosges

Première « longue » sortie de l’année, grâce à un départ à 7h30 : l’avantage évident, c’est de pouvoir aller un peu plus loin, et d’emprunter quelques routes que nous ne fréquentons pas habituellement. En roulant plein sud, jusqu’à Fauconcourt, on a pu apercevoir la fameuse ligne bleue des Vosges, et profiter de petites routes sinueuses et ondulantes. Une très belle balade, parmi les bois et les champs, des paysages certes modestes mais bien jolis, agréables à l’oeil et accueillants.

Ceux qui auront apprécié cette sortie ensoleillée étaient 15 au départ, puis 18, et même 19, quand s’est joint à nous un ancien licencié du club (Patrick Simon). Le début des vacances est probablement pour quelque chose dans le relatif amaigrissement du peloton. Il faut dire aussi que la section de Bouxières était sur le flanc (le dernier VVV vosgien a dû épuiser les forçats du braquet), et que la garde présidentielle avait posé un congé.

Comme tout le monde est en forme, le vélo-balai du jour (Christophe) n’a pas eu beaucoup de travail : l’ironie du sort est qu’il a dû s’attendre lui-même, puisqu’il est le seul à avoir subi une crevaison. Ironie redoublée en fin de sortie, puisque cette bonne âme a pris sur lui d’attendre des attardés après la côte de Saffais, et que personne ne s’en est aperçu, alors que nous nous étions lancés à toute allure dans la descente vers Rosières (autour de 75 km/h au compteur). Il a donc fait du chasse-patate jusqu’aux abords de Nancy (où Jean-Michel et moi l’avons revu). Sort cruel, on compatit, déjà qu’en ce moment il s’époumone comme une vieille 2 CV notre Cri-Cri 6 cylindres. Une mauvaise passe, à laquelle des vacances bien méritées vont mettre un terme.

On a aussi perdu peu à peu quelques éléments, pour des raisons diverses : bris de rayon (Jean-Yves, qui a pu téléphoner pour se faire rapatrier), raccourci pour cause d’invitation, ou d’évitement des dernières bosses, disparition mystérieuse (qu’est devenu Patrick sur la fin de parcours ?), longue évasion solitaire de Gégé, convaincu que la direction qu’il a prise à Lamath était la bonne, alors même qu’on lui criait qu’il faisait fausse route – mais il nous a rejoint à Damas-aux-Bois, lors de la pause. Nul doute qu’il s’était souvenu que « le parcours c’est sacré ».

A ce propos, j’en viens à la péripétie la plus embarrassante du jour : notre travailleur-très-méritant, l’émérite marcheur, le pèlerin de Compostelle, a confondu le chemin de Damas (celui de la révélation) et celui du reniement. Car c’est là, à Damas, qu’il avait prémédité de renoncer et de monter dans une voiture… Un apôtre de la cause cycliste qui troque son vélo pour une voiture, les mots me manquent pour qualifier une telle attitude. Nono, reprends-toi pendant qu’il est encore temps !
[correctif : Nono a continué seul, à vélo, jusqu’à son rendez-vous vosgien. Mille excuses]

Vous, je ne sais pas, mais moi, la sortie d’aujourd’hui (les journées VVV également), ça me donne des envies d’autres balades un peu plus lointaines qu’à l’habitude. On est en juillet, tout le monde ne travaille pas, on peut éventuellement se transporter en voiture ici où là. Des amateurs ? Des propositions ? Je vais y songer de mon côté.
Portez-vous bien,
Reynald

• Sortie du 29 juin : Un deux trois

Ils étaient où, les Randos, hier matin ? Aux abris, au dodo, au boulot ? Aux abois ? En tous les cas, pas à Brabois, pour le rendez-vous du club. Feraient-ils grève, les intermittents du vélo ?
M’est avis qu’ils avaient oublié que la pluie de la nuit s’arrête en général sur le coup de 8h. Et la pluie d’hier matin a bien cessé pile poil à 8h, même qu’on a immédiatement enlevé les impers, et pour ne plus les remettre de toute la sortie.
Qui ça « on » ? Puisque j’en cause, c’est que j’étais là, et de même Pierre et Marc, les rouleurs métronomiques, ce qui m’a permis d’appartenir d’emblée au « premier groupe », chose rare, et de rester dans les roues jusqu’à la fin. Si vous avez bien compté, nous étions donc trois. Pas un de plus. Trois amoureux du vélo que quelques gouttes de pluie ne rebutent pas. Tout au contraire, vu que refroidir la chaudière est une sage précaution pour qui prétend rouler tout l’été.

La sortie fut donc agréablement humide, gentiment vallonnée, toute en verdeur forestière et en blondeur des blés. Les cols de Blénod ou d’Uruffe, c’est tout de même de la grimpette du dimanche après les cols de l’Ardéchoise (pour Marc) ou ceux des Hautes Alpes (pour moi-même), des reliefs bien modestes après ceux, grandioses, de la montagne ; modestes, et donc reposants. Bref, on s’est bien reposé hier matin, pédalant dans l’huile et dans l’harmonie. Finalement, vous avez bien fait de ne pas venir, vous auriez gâché la fête !

On a tout de même fait quelques kilomètres en fin de parcours avec Dominique, du côté de Toul, puis de Nono après Velaine : le premier voulait s’assurer que la pluie avait cessé, le second voulait montrer son beau maillot Ouest Isol. Ce qui nous a fait un sujet de conversation : le Travailleur-très-méritant m’a expliqué à quel point les trois jours passés ensemble sur le vélo avaient rapproché les gars, certains étant peu aguerris, et qui ont eu bien besoin de l’aide des plus entraînés. Un vrai jeu d’équipe, une belle façon de pratiquer le cyclisme. Rien à voir avec la foire d’empoigne qui sévit jusque dans nos contrées… du moins, c’est ce qu’on m’a rapporté, moi je ne connais que des cyclistes calmes, attentionnés, solidaires, rien à voir avec ceux qui ne songent qu’à se tirer la bourre et à s’en mettre plein la vue. Vous n’en connaissez pas non plus, c’est bien ce que je pensais. Allez, c’est pas parce que le Tour de France approche (et va passer par la Lorraine), qu’on va se la jouer pro et se raconter des salades. Demeurons jaloux de notre privilège : faire des efforts, en baver parfois, mais avec plaisir, et pour le plaisir. Sans le gâcher, le pur plaisir de rouler. Seul ou en groupe.

« Si on te demande à quelle moyenne tu as roulé, ne réponds pas. Nous les petits, les moyens, nous n’avons pas les moyens de la moyenne », disait un écrivain-cycliste de ma connaissance.
A bientôt, pour la suite,
Reynald

NB : beaucoup de photos ont été prises ces temps-ci, on va veiller à en mettre en ligne (sur notre site). En attendant, comme j’aime bien les vaches (animal philosophique par excellence, selon Nietzsche, puisqu’il sait ruminer longuement), voici un souvenir d’une rencontre très amicale en haute montagne :

Vaches

• Sortie du 8 juin : Première chaleur

Oui, c’est dur pour des Lorrains habitués à une certaine fraîcheur de passer aussi soudainement à une quasi-canicule. Il est vrai qu’il y a ceux qui aiment ça, la chaleur, et ceux qui l’aiment moins. Moi, une température modérée,  c’est ce que je préfère ; et avec une petite bruine de temps en temps, c’est vraiment parfait. Chose rare cette année, on l’a tous remarqué, car la pluie nous oublie, l’ingrate. Incontestablement, la planète se réchauffe (ce qui est une fausse bonne nouvelle). Je me dis qu’au lieu de se marier avec l’Alsace, la région lorraine devrait songer à se rapprocher de la Provence, ça nous mettrait la mer à une encablure (avec le pastis en prime), et pour descendre on aurait le mistral dans le dos.

Rares également sont les crevaisons en cette belle année propice au vélo. N’est-ce pas Jean-Marie (le JMS) ? Alors, tu devrais éviter de rouler avec des pneus entaillés et des chambres à air toutes collées tellement tu les fais durer. Je sais bien que les pansements, ça te connaît, mais c’est pas une raison pour nous mettre des bâtons dans les roues : avec ta crevaison très matinale, on a laissé filer des échappés qu’il a fallu rattraper ensuite en cravachant. Des efforts matinaux inappropriés par une telle chaleur, avec des gaillards qui n’ont toujours pas appris à donner le bon tempo (mais je n’y reviens pas, c’est sans solution, la cause est désespérée).

On s’est quand même regroupé avant Haroué, ce qui m’a permis de nous compter : sauf erreur, on était 19 à pédaler sous le cagnard, dont un invité de marque, le jeune Xavier (l’âge de mon premier fils), dont j’ai eu le plaisir de faire la connaissance grâce au séjour en Ardèche : il est du genre à dévorer le Ventoux tel « un cannibale engloutissant le mollet d’un archevêque » (pour citer à nouveau la délicieuse expression d’un journaliste à propos de Poulidor). Un vrai grimpeur, et un excellent conducteur (je voyageais avec lui, et JMS, le spécialiste du pansement pneumatique), un chauffeur courtois, qui salue et remercie les postes de péage (même inhabités) – une sage précaution, en réalité, puisqu’on n’a connu aucun ennui avec les péagistes ni avec la maréchaussée.

Comme j’étais le vélo-balai du jour, revêtu du maillot distinctif créé par le Grand Organisateur Gégé, j’ai eu le privilège d’escorter notre trésorier : il faut dire qu’Oncle Picsou était vraiment dans la panade. Le coffre où il planque ses ressources avait été fracturé, et donc sans ressources il était sur la route, surtout dès que ça montait. Ah, on ne dira jamais assez les vertus de l’entraînement ! Ceci dit, faut pas exclure un coup de chaud, j’entendais des bruits de friture quand je m’approchais. Dominique, pédaler dans l’huile, c’est le pied, mais pas dans l’huile bouillante, malheureux !

Lors de la pause de Diarville, la sagesse l’emporte : deux groupes. Délesté du balai, j’ai osé aller devant, avec les écraseurs de manivelles, histoire de tester mes derniers achats (un cadeau de mon épouse, pour tout révéler). Eh oui, après tant d’années de médiocre pédalage, je me suis résolu à m’équiper de vraies pédales de cyclistes, avec des cales larges, fixées sur de bonnes godasses rigides. J’exagérerais si je disais que c’est le jour et la nuit, mais il y a de ça : entre mon vieil attirail de vététiste et cet équipement quasi professionnel, il y a autant de différences qu’entre… entre, par exemple, une micheline des années 50 et un moderne TGV ; entre la poussée d’Archimède et une poussée d’urticaire, entre un Serbe (ou un Espagnol) et un Français à Roland-Garros,  entre… tout ce que vous voudrez, vous pouvez continuer la liste (entre un Dominique qui pédale dans la semoule et un Georges qui se frise la moustache ?).

Donc, avec ma forme du moment et mes pompes magiques, mon seul problème c’est que je fais monter le cardio, vu que les efforts me sont nettement plus faciles. Donc, donc, vu mon grand âge, je vais devoir dompter la machine et ne pas frimer comme un jeune mousse.

Mousse, ça me fait songer que c’est Marcel (je ne peux pas tout expliquer mais il y a vraiment un rapport, une parenté, même) qui m’avait fichu la honte avec mes pseudo-pédales ; et qui m’a donc convaincu d’en changer. Marcel, tu ne disais pas de conneries (pour une fois), je te remercie donc et on boira ensemble une bonne bouteille pour fêter cela, dès que tu seras remonté du sud.

Ce qui me conduit à en finir avec ce billet déjà bien long : les deux prochains dimanches, je serai absent, puisqu’avec le GO GG, Pat le Kompact, Guy l’Africain des Baronnies et JCH le Rouleur Tête-dans-le-Guidon, nous allons y aller, vers le sud : nous allons traverser les Alpes sur nos machines à pédales. Une aventure grandiose, que je me dis. On verra. On vous racontera.

Roulez bien, enroulez, puis déroulez, mais ne dérouillez pas !

Le secrétaire des CRN

• Sortie du 1er juin : Paysages

Voici un retour tardif sur la sortie du 1er juin, la faute aux tâches post-professionnelles que j’avais laissées de côté et qui sont devenues plus qu’urgentes. En termes clairs, je suis complètement à la bourre (au point que j’ai renoncé à l’alléchante sortie VVV de ce jour, qui promettait de plancher sur les Belles Filles).

Le privilège de la sortie à vélo, c’est qu’on entre dans les paysages. Au lieu de les voir à distance on est « assis dedans », comme le dit fort bien Paul Fournel (dans Besoin de vélo) : « Etre dans le paysage, dans sa chaleur, dans sa pluie, dans son vent, c’est le voir avec d’autres yeux, c’est l’imprégner en soi d’une façon instinctive et profonde. »

Ou comme le dit Didier Tronchet : « Tout corps placé sur un vélo voit son regard sur le monde déplacé ». J’arrête là les citations, vous pourriez vous lasser. Mais c’est bien ce que je retiens de la randonnée d’hier : de la lumière, de la douceur, du vert partout, une pédalée facile, un tempo raisonnable (encore que soutenu), tout favorisait cette expérience du vélo comme machine à s’imprégner des paysages.

La longue montée vers Brabois permet de prendre immédiatement de la hauteur, de prendre ses distances d’avec la ville. Une fois passée l’intersection du tram, on peut s’offrir, à main droite, le charme des courts lacets qui sont source, un instant, d’un premier dépaysement.

La forêt est bientôt là, après la traversée de Clairlieu (je me souviens qu’autrefois il n’y avait là que des prés), la route de Maron forme une sorte de couloir végétal, avec ses bas-côtés d’herbe fraichement coupés et son double rideau d’arbres, assez hauts pour dissimuler le désastre de l’antique forêt abattue par la tempête de décembre 99. La plongée sur le village prolonge cette impression en y ajoutant le frisson de la vitesse.

Mais pouvoir ensuite évoluer à distance du trafic routier a plus d’attraits encore : la piste cyclable longe la Moselle, l’ouverture sur le fleuve alterne avec un écran végétal, l’étroitesse de la voie renforce l’impression d’intimité, jusqu’à ce que les étangs, sur le côté opposé, offrent l’illusion d’un passage qui franchirait les eaux.

Les charmes du trajet, au-delà de Pierre-la-Treiche, sont d’une nature différente : on se déplace dans des espaces ouverts, à la respiration plus large, et qui réclament une accommodation du regard. Il y a plus à voir, alors que l’œil ne peut aisément se fixer. On ne peut tout embrasser, mais il suffit bien que tel ou tel détail se signale à l’attention du passant qui roule. Et puis, on sait pouvoir compter sur la sympathie des vaches, blanches ou rousses, qui adorent regarder passer les cyclistes plus encore que les trains. A l’occasion, on envie la placidité douce des moutons (ils étaient nombreux sur la route menant à Battigny). Le long faux plat qui menait à Favières avait, auparavant, réduit la perspective en nous rendant la proximité des bois et des ombrages.

Ce qui ajoute aussi aux plaisirs du trajet, ce sont les courbes et les modestes reliefs de la chaussée. Virer, monter, descendre, c’est le menu de choix du cycliste. Les longues portions plates peuvent être reposantes, mais on y risque l’ennui. Quant aux lignes droites interminables, on les redoute, elles sont une punition, et plus encore si elles ont le mauvais goût d’être pentues. Rien de tout cela ce dimanche, routes et paysages, sans être surprenants ni pittoresques, étaient assez variés pour que l’amateur de vélo se sente récompensé de ses modestes efforts.

Des efforts, certes il fallait en consentir un peu pour monter jusqu’à Thélod, ce dont une partie du peloton s’est dispensée. Dommage, comme me l’a suggéré Jean-Luc, pour une fois qu’on se faisait « intello »… Une bonne occasion ratée de prendre de la hauteur. Efforts, de même, pour se hisser sur le plateau de Brabois, ce que d’autres ont évité, s’offrant une balade-fraîcheur vers Méréville. Si bien que la fin de la randonnée a fait éclater la cohésion jusque là préservée, puisqu’on était même allés jusqu’à ne pas nous scinder en deux groupes lors de la pause d’Autreville (autre ville, autres mœurs). Rouler ensemble dans une deuxième partie de randonnée, c’est possible, bien qu’un peu compliqué. Au fait, nous étions 15 au rendez-vous, puis 19 du côté de Gye, le vingtième jouant son rôle habituel d’éclaireur mystérieux. J’ai fini par l’apercevoir, pendant dix secondes au moins. Jean-Yves, sur quelle planète roulais-tu ?

Il faut dire qu’avant comme après la pause, on continue de manquer de véritables régulateurs, capables de trouver et de garder le bon tempo. Je me suis fendu d’un conseil qui a bien fonctionné sur quelques secteurs : il suffit que ceux de devant pédalent en dedans dès que ça monte. Pas sorcier, tout de même ! Les quelques km/h de gagnés, c’est-à-dire de perdus pour ceux qui sont à coup sûr capables d’aller plus vite, ça permet à tous de garder le contact. Et, le cas échéant, de ne pas se retrouver la tête dans le vent. On pédale en dedans, et on jette un œil derrière, histoire de vérifier qu’on est dans le bon rythme.

Un petit groupe de régulateurs, qui se relaient régulièrement, voici ce qu’il nous faut. Et qui se relaient vraiment, le premier s’effaçant, sans que le suivant ait à produire un effort. Pas comme ceux qui, à nouveau, ne sont passés devant dimanche que pour le plaisir de ressentir et de montrer leur force. Relais, connais pas ! Moi moi costaud, admirez ! Franchement, on s’en fout. Faites vous plaisir de temps en temps, d’accord, c’est légitime, tout le monde en a envie au moins une fois lors d’une sortie. Mais quand l’heure est aux relais et au maintien du bon tempo, jouez le jeu, le jeu d’équipe, et signez par là votre appartenance au club, en conjuguant l’utile et l’agréable. Le plaisir n’est pas moins grand, il est  différent, et il a pour lui d’être partagé. Elémentaire, tout cela. N’est-ce pas Jean-Claude, qui ne se cache pas d’agir parfois comme un gamin ? Tu n’es pas le seul, c’est bien le problème. On peut en sourire, mais parfois c’est vraiment gonflant.

Bon, comme « le vélo rajeunit ceux qui le touchent » (René Fallet), on a tout le temps devant nous pour faire mieux. Quant aux paysages, c’est chaque semaine qu’on peut s’en imprégner. Leur accès est gratuit.

J’allais oublier : Gérard a non seulement rempli la tâche de vélo-balai, ce qui nous a permis de ne perdre personne, mais il a apporté un gilet de sécurité transformé en emblème de la fonction. C’est moi qui l’ai récupéré, ce qui, sauf réclamation, me désigne pour le porter dimanche prochain. Reste à trouver les régulateurs.

Bonne semaine,
Votre secrétaire.

• Sortie du 25 mai : L’Europe du cycle

Je serai bref, puisque je dois répéter et répéter encore mes textes pour la soirée de demain. Je précise que nous serons quatre à nous relayer pour cette vélocipédique lecture, ce qui devrait être plus plaisant pour le public. C’est ça, l’esprit d’équipe.

Nous étions 22 cyclistes européens à avoir élu cette journée pour une randonnée quasi alpestre : les cols de Bezange, de Vic et de Château-Salins étaient au programme, outre nombre de côtes de moindre catégorie. Une rigolade, en fait, pour le peloton, tant il se confirme que l’état de forme général est excellent cette année. Que l’on fût toulois ou ardéchois la semaine dernière. Pas de craintes, donc, pour la grande randonnée vosgienne de l’Ascension : tous vont pédaler dans l’huile, tous vont se pousser du col.

Ce qui ne nous a pas empêchés de procéder à la traditionnelle scission en deux groupes après la pause. L’Europe du cycle s’en remettra : au nombre de 22, nous nous sommes gardés de nous répartir en 22 groupes, d’opinions différentes, comme c’est le cas des listes proposées ce jour à nos suffrages.

Amico, l’Ami des Randos, a eu le privilège de connaître à son tour le plaisir du vélo-balai : il a scrupuleusement veillé aux arrêts-prostate et aux atermoiements de quelques indécis (lors des montées vers les urnes). Plaisir augmenté par celui de lâcher les chevaux dans la seconde partie de l’étape.

La vérité oblige à dire que le groupe de l’arrière s’est offert quelques fantaisies : une moitié ayant à rentrer tôt pour la fête des mères (qu’ils ont dit) a rapidement pris un raccourci, tandis que l’autre moitié s’est trouvée dans l’oeuf dissociée, deux solitaires de grand chemin s’étant fait la belle avant même que tous aient réenfourché la petite reine. Mais comme il se doit, les échappés, ou plutôt l’échappé le plus déterminé s’est fait reprendre peu de km avant l’arrivée. Ce scénario original a permis aux poursuivants de s’offrir une longue et bonne partie de manivelles, bien huilée à coup de relais réguliers. L’esprit d’équipe, disais-je.

Cadeau : parmi les nombreux textes que je n’ai pas pu retenir pour demain (la soirée eût été trop longue), ces mots du grand Henri Pélissier (dirigés contre Henri Desgrange, inventeur et patron du Tour de France), des mots qui sont de ceux dont Albert Londres se souviendra quand il nommera les coureurs du Tour « les forçats de la route » :

« Ce que nous ferions pas faire à des mulets, nous le faisons. On n’est pas des fainéants, mais, au nom de Dieu, qu’on ne nous embête pas. Nous acceptons le tourment, mais nous ne voulons pas de vexations. Je m’appelle Pélissier et non Azor […] Un jour viendra où ils nous mettront du plomb dans les poches parce qu’ils prétendront que Dieu a fait l’homme trop léger. Si on continue comme ça, il n’y aura bientôt que des clochards, et plus d’artistes.« 

• Sortie du 11 mai : Ouf !

Le compte rendu de Max

Quelle chance !!
Nous étions une petite dizaine au départ, une toute petite dizaine, juste 10. Pour motiver les troupes et faire revenir les touristes partis sur les routes ardéchoises, on a même eu droit à une amorce de strip-tease. Force est de constater qu’elle n’a produit aucun effet, si ce n’est faire débuter la rando avant que le spectacle ne soit terminé.

Très vite la troupe grossit, 11 puis 13 et enfin 14 à moins que ce ne fût 11, 12 et 14. Qui des Nicola’s brother ou de la Pancarte a rejoint en premier ? Au complet, le peloton hésita à la sortie de Dombasle : à gauche, selon le circuit « sacré » ou tout droit ? Afin d’éviter les crevaisons et les gravillons, nous avons donc pris sagement tout droit… et Hervé creva !!!

Comme nous avions perdu quelques précieuses minutes, il fallut combler le retard. Donc vent de côté (comprendre contraire), en file plus ou moins indienne, le compteur commença à s’affoler d’autant que des relais en têtes augmentaient encore l’allure. A l’approche de la première montée (modeste, somme toute) ce qui devait arriver arriva. Le groupe particulièrement homogène se scinda en deux sous-groupes tout aussi homogènes.

Au gré d’une pause officieuse, les deux sous-groupes volèrent en éclat pour ne refaire qu’un groupe. Pour combien de temps ….
Peu en fait, la vraie pause arrivant, un nouveau débat se fit jour (alors que les prostates étaient refoulées loin des habitations). Aller tout droit ou tourner à droite, comprendre raccourcir aux œufs durs ou aller grimper un tout petit peu. Franck qui cherchait des adversaires à sa hauteur pour lutter aux pancartes demanda à la grenouille (complètement paumée, comme d’habitude) ce qu’elle comptait faire. A part pédaler nez au vent à la recherche des averses, elle n’avait aucune idée.

Donc à partir de là, deux groupes (6 et 8)  se formèrent. Qu’est-il advenu du groupe de 8, mystère… Le groupe de 6 se transforma rapidement en 3 binômes espacés chacun de 200m, sûrement par mesure de précaution en cas de freinage d’urgence.

Mais pourquoi un tel titre : OUF ! ? Comme le dit notre chroniqueur préféré, encore une fois on a presque évité la pluie (le vent ne fut pas toujours de face). La petite averse de 8h00 ne compte pas et surtout le gros orage de 12h30 est arrivé alors que nous étions au sec… enfin je le souhaite pour tout le monde.

Bonne semaine à tous,
La grenouille venteuse (Max)

• Sortie du 8 mai : la Victoire

Vous allez me dire : quelle victoire ? Une victoire sur le vent contraire ? Certes, mais pas de quoi se vanter. Une victoire sur la pluie, puisque nous avons à nouveau résisté à ses menaces ? Une victoire sur les incidents familiers qui nous guettent, mis à part un saut de chaîne (que je revendique), puis une crevaison présidentielle sur la fin ? De bien modestes victoires, en vérité.

Ah si, tout de même, n’oublions pas la victoire sur les « grosses cuisses » remportée par tous ceux qui ont eu le bonheur de faire la sortie VVV de ce dernier mardi et de se taper plusieurs grimpettes à 15%, outre plusieurs routes à 2 chevrons Michelin du massif vosgien. Jouissif sur le moment (mais si mais si), un peu moins deux jours après. J’avais oublié cette incomparable sensation des cuisses qui enflent et qui brûlent, et plus ça monte pire c’est. Je vous la recommande, petits cyclards de la plaine. Ceci dit, je me demande si l’exercice est vraiment profitable. Qui roulera verra.

Donc, en ce 8 mai, des victoires sans prétention, obtenues par 19 Randos, 15 au départ, les échappés JMB, l’as d’Azelot, et JCA, le boss d’Isol, ayant été repris sur la route venteuse de Thuilley-aux-Groseilles, avant que Georges le Vénérable condescende à venir à notre rencontre (puisque nous nous faisions attendre) sur la route de Colombey-les-Belles.  Vous le remarquez au passage : les villages lorrains portent parfois de jolis noms.

Vous venez de compter : 15 + 3, ça fait 18. Où est passé le n° 19 ? Je peux me tromper, mais je crois que Guy n’était pas au départ et qu’il nous a rejoint ensuite, en descendeur expert qu’il est. Si ce n’est pas lui, que le dossard 19 se dénonce ! Ce qui est sûr, c’est que ce n’étaient pas les frères Coaltar (ça aurait fait 20), ni les beloteux de Bouxières (ça aurait fait 21), ni Marco (partir quérir le pardon papal sur la terre de ses ancêtres), ni le Doigteur ni le Flingueur ni les autres non-rouleurs du 8 mai.

Le fait majeur du jour ? Nono le Marcheur, Nono l’Haltérophile, Nono le sportif XXL a brillé pendant les 4 heures de la sortie, mais pas sur le plan musculaire : il a brillé par son art de raconter sa vie sans interruption, de jouer les moulins à paroles sur tous les terrains (même quand ça monte et que le Rando moyen est au bord de l’asphyxie). J’estime à pas moins de 15000 mots prononcés sa performance verbale. Que voulez-vous, même au sein du peloton, faut qu’il se confesse, tant il a à craindre pour son salut.

Ajoutons que le peloton a roulé groupé de bout en bout, sur les conseils des sages de la roue libre et malgré les offensives des forçats du braquet, tout cela au prix de quelques parties d’élastique. Mais jouer à l’élastique, c’est comme de faire du vélo : c’est un jeu d’enfants, qui dure longtemps.

Et demain ? Vous le savez, ou je vous l’apprends, nous sommes plusieurs à nous absenter du 10 au 17 de ce mois, pour cause de séjour vélo en Ardèche. Une grande première pour mézigue. Jamais roulé plusieurs jours de suite. Je me dis que l’Ardèche ce n’est que de la moyenne montagne, ça me rassure. Mais si vous avez des remèdes contre les grosses cuisses, vite vite, envoyez-les moi. Le clou, le pompon, l’apothéose (ou l’apocalypse), ce sera le Ventoux, le matin du dernier jour (on rentre dans la foulée, pour ne pas manquer les Côtes de Toul le lendemain : c’est ça, les vrais pros). « Le Ventoux », rien qu’à prononcer ce nom, ça m’épouvante, ça me file une impression de vent contraire, de vent partout. Une drôle d’anomalie, le Ventoux :

« Posé sur sa plaine. Il ne commande aucune vallée, il ne fait passer nulle part. Il ne sert à rien qu’à être grimpé. » (Paul Fournel)

Le même auteur, conscient qu’on ne s’améliore pas en vieillissant, écrit aussi, et j’en ferai ma devise :

« Le Ventoux en 3h est toujours le Ventoux ».

Marco Pantani l’a monté en à peine plus de 3 quarts d’heure : voyez où ça l’a mené ! Je préfère encore la façon Poulidor (toujours vaillant à ce jour), racontée par un journaliste de France-Soir :

« Poulidor avale le Ventoux avec la voracité d’un cannibale engloutissant le mollet d’un archevêque« .

Donc, donc, vous l’aurez compris, pas de chronique dimanche prochain (et pas sûr tout de même, malgré mes vantardises, la semaine suivante). Ce qui va vous laisser tout le temps d’aller visiter le nouveau site et de faire connaître vos réactions et vos propositions (envoyez-moi idées, documents, images, on fera le tri, et on mettra en ligne le meilleur) :

http://www.cyclos-nancy.org

Salutations lorraines et ardéchoises,
Reynald

PS : Jacques a pris ce matin plusieurs photos, que je vous fais suivre (dans un autre message, car je ne suis pas sûr qu’elles passent dans celui-ci). Vous méditerez sur la belle allégorie que propose l’une d’elles : des vélos attendant l’autobus…

• Sortie du 1er mai : la manif des cyclards

 

Muguet

Une vingtaine de cyclards ont uni leurs forces pour la grande manif du jour. Il faut dire que le Syndicat du Gros Braquet et la Confédération de la Roue Libre avaient réussi à surmonter leurs traditionnelles dissensions. Et c’est tous unis qu’ils ont accompli l’intégralité du parcours prévu. L’idée d’une séparation en deux défilés a bien été esquissée lors de la pause de Vulmont, mais c’est l’esprit de solidarité qui l’a emporté. Au prix de quelques concessions sur le tempo, tous ont pu garder le contact, ou le retrouver sans tarder une fois les obstacles surmontés (il y avait quelques grimpettes au programme). Un premier mai exemplaire, donc, d’autant que les justes revendications du peloton en matière de météo ont été entendues (pas de pluie), de même que celles touchant à la prévention des incidents (pas de crevaison, pas de chute, tout au plus un petit saut de chaîne).

Cette belle unité cyclo-syndicale n’a pas été entamée par le retard du Flingueur de pancartes, grâce au raccourci qui l’a mené directement à Nomeny, ni par l’étrange survenue du Doigteur fou qui nous attendait au coin du champ dans le secteur de Foville. Ce dernier, selon mes informations, n’a pas réussi à accrocher l’arrière-train du peloton, ce qui tendrait à prouver que c’est bien avec les jambes et non avec les doigts qu’on fait avancer la machine. Et que les exercices digitaux les plus experts ne sauraient remplacer les parties assidues de manivelles. On me dit que le Flingueur et le Doigteur ont fini par unir leurs forces à l’arrière, ce qui fait honneur à l’esprit du 1er mai, même si leurs retards respectifs les auront privés, au bout du compte, de la bienfaisante compagnie des pédalistes du 1er mai.

Question : y-avait-il des adeptes de la bicyclette dans la toute première manifestation du 1er mai en France, puisqu’on vivait alors, en 1890, les belles heures de son essor ? Je n’ai pas la réponse. Mais c’est le moment de vous donner des nouvelles des deux cyclistes lorrains de Maurice Barrès, qui en 1889 ont remonté la vallée de la Moselle, de Bussang à Coblence, c’est-à-dire depuis la source du fleuve jusqu’à son confluent du Rhin. C’est bien le moment, puisque la randonnée du jour nous a conduits en Lorraine occupée, occupée entre 1870 et 1918, cela va sans dire.

On avait laissé nos deux pionniers à l’étape de Pont-à-Mousson, si bien que dès le lendemain il leur faut franchir la frontière allemande, au prix de longues formalités. Très patriotes, ils guettent à Metz les signes de « résistance à la germanisation », ils se réjouissent d’entendre parfois parler le français (qu’on n’apprend plus à l’école), spécialement quand ils se mettent en quête d’un mécanicien pour faire réviser leurs vélos. Les étapes suivantes les mènent à Sierck, puis à Trèves en passant par Remich, par de belles routes plates bordées de poiriers et de pommiers, et dans une atmosphère de vacances – d’où cette remarque pleine de bon sens : « A quoi bon pédaler si vite ? ».

A Trèves, ils admirent la « Porta nigra » romaine, tout comme l’ont fait des VVV de ma connaissance qui ont eu le plaisir de déjeuner à ses pieds, en terrasse et au soleil (j’y étais, ce fut un bon moment, comme la randonnée à vélo peut en procurer).

Puis de Trèves à Coblence, nos deux vélocipédistes prennent d’abord le bateau, admirant les châteaux, dissertant sur les ruines, avant d’accomplir les 50 derniers kilomètres en reprenant leurs bicyclettes. Ils notent l’étonnement et le plaisir qu’éprouvent les enfants à découvrir de pareils engins, dotés de « sonnettes d’avertissement ». Mais ils spéculent surtout sur ce qu’ils appellent « la diminution de la France dans la vallée de la Moselle » et appellent de leurs voeux la reprise de Metz et Strasbourg… Ce qui a fini par advenir, mais à quel prix, on nous le rappelle tous les jours en cette année du centenaire de 1914.

Un dernier mot sur la balade du jour : on aura remarqué le retour de Gaby Malto, handicapé du côté de l’épaule, mais pas des gambettes ; la forme déjà excellente retrouvée par Georges le Vénérable ; la touche bleue que Marco Credito avait ajoutée à sa tenue trop noire ; l’absence suspecte du Marcheur de grand chemin (je m’inquiète à nouveau pour son salut, j’ai mes raisons) ; la vélocité de Vélibest, et, ça se confirme, le bon niveau de forme acquis par l’ensemble du peloton. Après ce 1er mai réussi, on va donc vers des lendemains qui chantent, au moins pour ce qui concerne les conditions de vie cyclistes.

Je n’oublie pas de souligner que le vélo-balai du jour, notre Jean-Claude membre du syndicat du Gros Braquet, s’est acquitté de sa tâche aussi bien que ses prédécesseurs. J’avoue que c’est moi, à nouveau et à l’unanimité, qui ait élevé à ce grade envié le titulaire du jour.

Dimanche prochain, c’est la Malzévilloise : hélas, je n’en serai pas, pour cause de petite fête familiale à Bruxelles (deux de mes enfants y vivent et y travaillent). Je délègue donc la tâche du compte rendu, et celle de la nomination du vélo-balai.

Reynald

PS 1 : c’est dans mes chroniques des 17 et 30 mars 2013 que j’avais parlé des cyclistes de Barrès. Vous avez jeté tout cela à la corbeille ? Veinards, vous aurez le plaisir de les retrouver (toutes) sur le nouveau site du club très bientôt. On a été retardé par des problèmes de nom de domaine posés par la FFCT, mais Michel Vélibest est en train de régler l’affaire, et on vous communique la nouvelle adresse du site au plus vite.

PS 2 : les manifestants du 1er mai ont longtemps arboré un triangle rouge, qui représentait cette revendication de base : les trois 8, 8h de travail, 8 heures de sommeil, 8h de loisir. En voici une étonnante représentation :

1ermaiGrandjouan