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• Sortie du 27 avril : Les Timbrés de la Petite Reine

• Chez les Randos, on en a compté 20, des timbrés, tous sur le grand parcours (104 km), sauf un, peu moins timbré peut-être, l’illustre Gégé qui avait sagement préféré se reposer de ses efforts sportifs considérables de la semaine.

Au fait, pourquoi dit-on « timbré » ? Vu que l’organisateur est l’ASPTT, la piste s’impose : on pense au timbre cher aux postiers – cette Association sportive, comme son nom l’indique, ayant été jadis fondée par des employés des Postes et Télégraphes. Renseignements pris, ce sont des postiers de la Gironde désireux de pratiquer ensemble le cyclisme qui ont fondé la première association en 1898. C’est donc le vélo, à tout seigneur tout honneur, qui est à l’origine de l’aventure séculaire et multisports de l’ASPTT.

Que nos amis de Nancy (et de Champigneulles) aient baptisé leur randonnée annuelle « les Timbrés de la Petite Reine » est donc un trait d’humour approprié. Mais c’est bien un jeu de mots, puisque « timbré » n’a pas de rapport avec le truc qu’on colle sur les enveloppes, mais avec le son émis par les cloches, avec leur timbre : quand la cloche est cassée, on dit qu’elle est « timbrée », c’est-à-dire que son timbre est fêlé, la cloche se mettant à sonner faux.

Donc, les timbrés de la pédale sont des espèces de cloches, des cloches endommagées, qui plus est, des têtes fêlées qui sonnent faux… Inquiétant ? Vous vous en doutiez ? Vous saviez que dans la pratique du vélo, ce n’est pas la tête qui tourne rond, mais les roues. Et qu’il y a quelque chose qui cloche dans le fait de se faire mal pour se faire du bien.

Admettons. L’essentiel c’est qu’on ne soit pas obligé. Et on peut se faire plus ou moins mal. Moi, je me dorlote quand je suis à l’arrière, et je me fais mal (un peu, beaucoup, ça dépend) quand je suis à l’avant, avec les gros moteurs du peloton. Après le premier ravito d’hier, on devait continuer à ne faire qu’un groupe, on se l’est dit, à haute voix, l’idée semblait acquise, on aurait trouvé un rythme acceptable pour les moteurs plus modestes. Du moins, on aurait essayé. N’empêche que la moitié des timbrés a fait ce qu’il faut à Ville-auVal pour retarder le moment de remonter en selle, si bien que l’autre moitié s’est retrouvée à l’avant, sans l’avoir voulu. Les gros moteurs, comme par hasard. Plus moi, qui ai dû compter une nouvelle fois sur la bienveillance des amis pour ne pas me faire larguer et me retrouver la tête dans le vent. L’entreprise Isol a été remarquable dans cet exercice, le Crédit Mutuel également (ça me fait deux sponsors personnels, désormais) mais aussi Jacques, Jean-Luc, Christophe et ceux que j’oublie.

A l’arrière, comment s’est-on organisé chez les modérément timbrés, avec toutes ces bosses, ces faux plats, le vent défavorable, les 1000 m environ de dénivelé ? Au mieux, c’est probable, mais n’ayant revu personne au gymnase de l’arrivée, je n’en sais trop rien.

Prochaine sortie, non pas dimanche, mais jeudi, 1er mai : tous à la manif des fous du vélo ! RV à 8h Portes Désilles, pour une sortie de dingues. Y’aura des bosses, on va pouvoir bien se faire mal aux pattes !

Reynald

• Sortie du 21 avril : la fête de la pluie

 Lundi de Pâques (21 avril 2014) : la fête de la pluie

Ecrire une chronique, même brève, un jour férié, est-ce bien raisonnable ? Ni plus ni moins que de faire du vélo ? Certes, mais la preuve a été apportée ce matin que, pour la plupart des Randos, il était plus raisonnable de s’abstenir. Un jour « férié » étant un jour de fête, et vu que ce ne sont pas les choses à fêter qui manquent, une majorité de gens raisonnables a préféré fêter n’importe quoi plutôt que la Petite Reine : la grasse matinée, la partie de belote, la potée lorraine, les oeufs de Pâques, le départ des cloches, le muguet précoce… que sais-je ?

Donc, je devrais m’arrêter là. M’abstenir moi aussi.

Hélas, ça me démange de chambrer un peu les Randos « raisonnables ».

En effet, ce premier jour férié de l’année 2014 (le deuxième, si l’on compte le 1er janvier, mais aucun parcours ne fut prévu ce jour-là) a débuté de façon exceptionnelle : après une longue attente, une trop longue attente, on a assisté à cet événement remarquable, le retour de la pluie. La pluie douce, la pluie bienfaisante, on n’y croyait plus, on désespérait, et voilà qu’elle fut enfin au rendez-vous ! Une vraie fête pour les Randos « déraisonnables » ! A peine racontable. Le petit bémol à cette réjouissance, c’est qu’elle a duré à peine trois quarts d’heure. Espérons qu’elle nous escortera plus longuement la prochaine fois.

Ceux qui se sont (un peu, trop peu) mouillés ? Les habituels RTT, les Randos Tous temps, Georges le Vénérable, bien sûr, GGG le VVV, JMB le gardien de l’ordre cyclotouriste, escortés du fringant PP (le Petit Pierre, et non le pépé, puisqu’il est le benjamin du club) et de moi-même qui vous en cause. Un quintette royal, je ne vous le fais pas dire. Qui aurait pu comporter quatre unités de plus, vu qu’elles étaient venues au rendez-vous, ces quatre unités, bientôt désunies. Eh oui, elles ont tourné casaque au bout d’une douzaine de kilomètres, alors même que le ciel s’éclaircissait déjà.

Oui, je vous entends, vous avez raison : une honte ! Un déshonneur majeur pour le club. Etant ennemi de la délation, je vais me garder de les nommer, ce ne serait vraiment pas charitable. Donc, sachez que je n’ai pas aperçu du côté du Parc des Expositions ni JC (pourtant ressuscité depuis hier), ni DD (qui toujours s’isole), ni FD pour qui ça ne roule pas tous les jours, ni le bien-gardé Y… Non, non, même si j’ai cru les voir, je ne les ai pas vus, juré. La bruine est propice aux mirages.

Sachez, enfin, que le parcours court fut vite avalé, que le mur de Bayon fut une rigolade et que la vitesse du groupe a eu tôt fait de sécher le bitume. Et toujours pas de crevaison. La pluie aidant, nous fumes donc doublement bénis.

Dimanche prochain (rappel) : RV au Gymnase Bellefontaine de Champigneules pour « Les Timbrés de la petite Reine »,  départ à 8h pour le parcours de 80 km (c’est presque vexant), à 7h30 pour celui de 106 km (sans groupe zéro). Venez nombreux, surtout si la pluie est de la fête.

Reynald, le secrétaire qui se mouille pour vous. •

• Sortie du 20 avril : la sortie pascale

Sortie du 20 avril 2014 : la sortie pascale

Une vingtaine de pèlerins pour la sortie pascale, une sortie paisible et fraternelle, comme il se doit en cette sainte journée.

Ils se sont mis en route, ils ont cherché la juste voie. Mais, ils ont pu le vérifier, tous les chemins ne mènent pas à Rome : ni l’église de Faulx (faut pas se leurrer) ni celle de Dieulouard (Dieu soit loué) ne ressemblent à celle de la capitale de la chrétienté. Ils n’ont pas non plus entendu la bénédiction urbi et orbi, ce qui me pousse à leur donner des nouvelles du Vatican sous le rapport de la pratique du vélo.

J’ai découvert qu’il n’avait jadis, le Vatican, autorisé les prêtres à enfourcher la bécane qu’avec réticence, et après un délai de réflexion:  c’est seulement en 1893 (la bicyclette avait déjà, en une dizaine d’années, conquis les esprits) que les ministres du Seigneur purent s’y essayer, au risque de se prendre la soutane dans les rayons.

Le problème fut en partie semblable s’agissant des dames, si bien qu’on inventa pour elles des robes bouffantes. En réalité, la réprobation était d’ordre moral : de bons esprits voyaient dans le bicycle un partenaire des plus suspects. Je n’invente rien, je vous reproduis les propos d’un très savant docteur, datés de l’année 1900 :

« La cylomanie, en dehors de ses périls ordinaires, comporte pour les femmes les mêmes inconvénients que la machine à coudre. Elle amène les mêmes effervescences, les mêmes excitations lubriques, les mêmes accès de folie sensuelle. »

Vous n’y aviez pas pensé, moi non plus. Mais je m’instruis tous les jours : j’en ai déjà dit un mot, je vous en reparlerai, je suis en train de sélectionner des textes de divers auteurs qui ont écrit sur le vélo, pour une lecture publique qui se  déroulera fin mai. La chose ne devrait pas être triste. Et promis, je vous en dirai plus sur ce qu’on a appelé « le syndrome de la machine à coudre ». En attendant, je vous en prie, arrêtez d’interdire à vos compagnes la pratique du vélo, c’est très rétrograde !

Je cause, je cause, va falloir que je résume maintenant. Le Roi Pierre, l’enchanteur des petites cassettes, s’est prêté avec efficacité à l’exercice du vélo-balai. Michel le Vélibest a multiplié les rencontres. Les costauds de Bouxières sont allés devant après la pause, belote, sont revenus en arrière, rebelote, avant de se taper leur mur final, dix de der. Gégé était moins vaillant que de coutume, il avait dû manger de la soupe à la grimace (tout le monde peut se tromper). Jean-Yves, on l’a aperçu, perdu de vue, revu, reperdu. Normal. La garde présidentielle s’est morfondue, vu que le Président leur a posé un lapin. Nono marchait bien, sur ses deux roues ; demain, ce sera sur ses deux pieds. Marche tout le temps, le pèlerin. Et tout le peloton a pédalé dans l’huile, la forme est là, tous en ont d’ailleurs redemandé, vu que le parcours était trop court. On a tous failli rentrer pour 11h, une misère.

Et demain, on re-roule, on fête la fin de la Semaine Sainte, et on met le cap sur l’Ascension, non sans audace… (ouais, c’est très drôle, vu que ce sera le jour du 200 Audax). Demain, donc, ce sera rattrapage pour les absents du jour, décrassage pour les récidivistes.

Vous avez remarqué : ça fait au moins trois sorties de suite qu’on ne crève plus. Une vraie bénédiction !

A demain, ou à dimanche prochain,

Reynald

• Sortie du 13 avril : Seichamps ça roule

Petits veinards, vous avez déjà reçu le compte rendu de Max, forcément partiel, comme va l’être le mien, puisque nous avons roulé dans deux groupes différents.

Je dirais : lui, dans le groupe 2, et moi dans le groupe 1, ce qui m’amène tout de suite à dissiper ses doutes sur « le groupe des rouleurs », réduit à la portion congrue. Explication : le premier rendez-vous était à 7h15, plusieurs postulants, dont je suis, sont arrivés un peu en retard, au moment où certains qui étaient à l’heure s’apprêtaient à partir. Et la plupart de ces derniers ont été assez sympas pour attendre les retardataires… Comme le grand parcours avait été réduit de 10 kms, ainsi que cela apparaissait lors des inscriptions, c’était en même temps un réflexe de bon sens : 10 km de moins, ça permettait de partir un quart d’heure plus tard, tout en étant de retour avant midi. Disons que le bon sens ne fut pas unanimement partagé (à moins que les impatients aient eu d’autres raisons de partir sans attendre, mais je ne les connais pas).

Donc, un tout petit groupe (3 unités, puis 2, l’un rejoignant le groupe qui suivait) a formé « le groupe 0 », pas vraiment un groupe, et s’est élancé vers 7h15.

Le groupe 1, composé de 12 unités, est parti à 7h30.

Et le groupe 2 vers 8h, j’imagine, lui aussi composé de 12 unités.

Et comme Jean-Yves était parti avant tout le monde, ce sont en tout 28 Randos qui ont honoré de leur présence la Seichanaise, par un temps à nouveau on ne peut plus clément. Manquait vraiment pas grand monde, mis à part Gaby pour la raison que l’on sait, et qu’on espère tous revoir bientôt, en bon état.

J’ai parlé de bon sens : je dois dire, j’en prends le risque, qu’à mes yeux, le groupe 1 en a un peu manqué lui aussi, en imposant à de vieilles jambes (comme les miennes) un réveil musculaire des plus toniques : rouler calmement pendant une 1/2 heure ou 3 quarts d’heure, ça semble s’imposer, c’est observer un temps d’échauffement on ne peut plus normal. Hélas, je dois en conclure qu’on est censé s’être échauffé avant de commencer…

Le bon sens, c’est aussi de ne pas confondre une sortie comme la Seichanaise  avec une cyclosportive. Bernique, pas moyen de le faire entendre, un genre de propos qui ne passe pas. Comme, il est vrai, je n’étais pas personnellement dans un grand jour, je me suis dit : « Ecrase-toi et pédale, il y a là des gaillards qui ne sont même pas retraités, des petits jeunes pleins de sève qui ont besoin d’évacuer le stress de la semaine, et les autres, les retraités, sont tous des anciens champions qui pédalent dans l’huile quand toi tu pédales avec les oreilles. Et puis, songe à ne pas confondre le dimanche des Rameaux avec celui des ramiers ».

Certes. Mais en constatant à l’arrivée, que même moi, qui ai retardé le groupe à plusieurs reprises et qui ai musardé vers la fin, j’avais roulé à près de 27 de moyenne, pour 110 km et 1100 mètres de dénivelé, j’en ai tout de même conclu qu’on n’avait pas amusé le bitume. Et pas très souvent levé la tête. Dommage, la campagne était très belle.

Ceci dit, les gros rouleurs ont été bienveillants : à chaque fois qu’un petit trou s’est formé, pour diverses raisons d’ailleurs (et pas seulement à cause de pannes de jambes), ils ont attendu, ralenti, veillé sur les infortunés. Merci à ces gaillards, qui peuvent manquer de bon sens (promis, je ne le dirai plus) mais pas de solidarité. La palme, pour moi qui en fut le bénéficiaire, revient au grand Nono, qui m’a aidé, soutenu, poussé plus souvent qu’à son tour, spécialement dans le final, plein de vent et de coups de cul. Une ola pour Nono, une médaille du travail cycliste, et si c’était que de moi, je lui décernerai la légion d’honneur, ou du moins la légion de Nonneur !

Avec tout ça, pas un secteur pavé sur les routes de Lorraine, un jour comme aujourd’hui, c’est presque dommage.

Bonne semaine, les rouleurs (les grands, les moyens et les petits) !

Reynald

• Sortie du 6 avril : Une matinée de printemps

Il se confirme que l’année 2014 se déroule sous une bonne étoile pour les amateurs de vélo: soleil, douceur, printemps précoce, vent faible. Certes, il a fallu traverser le redouté réfrigérateur des fonds de Toul en tout début de parcours, mais l’effet de tiédeur n’en a été ensuite que plus appréciable. Je suis bien d’accord avec vous : ça commence à manquer sérieusement de pluie.

Pas moins de 25 pédaleurs alertes étaient de la partie, une fois rattrapés le roi des pancartes et la paire de frangins (qui n’étaient pas encore dans le coaltar). Il ne manquait presque personne, même si l’absence des Kostos de Bouxières a été très remarquée : espérons qu’ils ne sont pas retournés à leurs dangereux travaux, le Tronçonneur des forêts, le Couvreur des dimanches et le Tailleur de pierres. En revanche, l’Homme invisible était de retour, même si tout le monde ne s’en est pas aperçu, puisque cette fois, sans ses bandelettes, visible il était. Même qu’il s’appelle Maurice, le Visible, membre de La Espétété, mais en grand danger de randonnisation. De même, Francis-ça-roule est venu nous rendre la politesse, histoire de goûter à nos monts et jardins maison.

Une sortie classique dans son déroulement : menu unique jusqu’à la pause, service à la carte ensuite. Gaby, sur ma proposition, a découvert la fonction de vélo-balai, ce dont il s’est remarquablement acquitté, veillant en particulier à la gestion des arrêts-pipi inopinés. Je crois qu’il ne va pas tarder à repiquer, il a compris que le rôle est gratifiant. Et comme les meneurs du peloton ont entendu la voix de la sagesse, on a pu rouler remarquablement groupés jusqu’à Chaudeney (où aucun buffet ne nous attendait : que fait le comité ?) – même si Pierre s’est attardé à Dommartin, en prétendant trouver une route pourvue de toutes les qualités, à ceci près qu’elle n’existe pas (ni sur la carte ni sur le territoire). A chacun sa lubie.

Ensuite, le toboggan de Sexey s’est chargé de faire le tri, trois groupes (au moins) se sont formés : les frénétiques montent à un train d’enfer, je cesse de les suivre, par suite d’un début d’incendie dans mes petits poumons et d’une menace de tsunami dans mes vieilles veines. Si bien que j’accroche le second wagon, celui des VVV (je l’avoue, on s’en est payé une bonne tranche mardi dernier dans les cols des Vosges et dans les vignes d’Alsace), Jean-Marie S., Patrick N., Guy C. et bien sûr le grand Gégé (le GGG, en somme). On monte moins vite que les dingos de devant, mais plus vite que les escargots de l’arrière. On ne reverra donc ni les uns ni les autres. Ou presque, puisque tout invitait à rallonger ce trop court parcours et qu’il faisait si bon rouler, ce qui a eu pour effet qu’on a croisé sur la fin quelques échappés de devant et un Azelotien de l’arrière.

A la carte, vous dis-je.

Conclusion : je n’en démordrai pas, la vraie star du jour c’est le printemps naissant, le vert tendre des arbres, les fruitiers en fleurs, la douceur de l’air – tout ce qui fait qu’une sortie à vélo peut être un plaisir incomparable. D’ailleurs, c’est l’un de nos grands écrivains, Marcel Proust, qui n’a pas craint de l’écrire : « cette merveille inconnue : une matinée de printemps »…

Reynald

PS : – Chiffres du jour sur mon compteur : 100 km (grâce aux rallonges), 856 m de dénivelé (tout de même), 25 de moyenne (on s’en fiche un peu, sauf que ça confirme qu’on peut se faire nos 100 bornes désormais et rentrer pour midi (en partant à 8h).

– La construction du nouveau site avance, on revoit Michel cette semaine pour accélérer les choses.

– Rappel : dimanche prochain, c’est la Seichanaise : 7h15 pour le grand parcours (118 km), 8h pour le petit (78 km)

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• Sortie du 30 mars : Monts et Jardins

Une sortie sous le signe du passage à l’heure d’été : il faisait donc très beau. Il est vrai que cela devient une heureuse habitude en 2014.

Et une sortie tout en « monts et jardins », grâce à notre hôte, « Laxou ça roule », qui avait une nouvelle fois bien fait les choses : quelques monts (la grimpée de Laxou pour commencer et finir, le toboggan de Sexey, le mur de Maron) et beaucoup de jardins, sans compter la campagne lorraine, semblable déjà à un vaste et beau jardin fleuri.

Une bonne vingtaine de Randos ont tenu à en être, ce qui fait un très honorable taux de participation. D’autant, sur le plan qualitatif, que plusieurs convalescents étaient présents, plus un VVF en piètre état (un valeureux vétéran fêtard, n’est-ce pas Gégé) et un VVM fatigué (M comme marcheur) qui avait, la veille, usé ses semelles en Alsace et abusé de la tartiflette.
En revanche, ni M. Hénart ni M. Klein ne s’étaient déplacés pour nous expliquer comment ils vont transformer Nancy et ses environs en fabuleux domaine cyclable. Dommage.

Le coup de pédale était vif, l’élan était pris, jusqu’à ce qu’une crevaison le brise, l’élan. Entre nous, crever avec un pneu neuf, c’est du vice, vous ne croyez pas ? Ou de la pure malchance ? Mais tout le monde attend et ça repart. Puis ça se sépare : plusieurs ayant déploré, dès la semaine dernière, la modestie de la distance, l’idée d’ajouter une petite boucle avait fait son chemin. Un tout petit bout de chemin, faut croire, puisque nous ne fûmes que six à rallonger le parcours… Ils étaient passés où, les volontaires, les dévoreurs de bitume, les affamés ? Il est vrai que ceux qui avaient à haute voix clamé leur souhait d’un parcours plus long avaient réglé le problème en ne venant pas… Bulletin blanc, en somme. Ce qui est bien une façon de s’exprimer. Ouais, une façon…

Je peux donc vous dire que la rallongette de Foug fut fort agréable, la végétation y était encore plus avancée, les foules s’étaient massées dans les villages pour nous acclamer, les barrières de la piste du canal avaient été ouvertes, le vent était favorable dans les deux sens. Le rêve, quoi.
Du gros peloton qui n’en a pas profité, je ne peux, en revanche, rien dire. Sauf que ses membres avaient tout englouti du buffet de Chaudeney, ne nous laissant que des miettes. Moralité : ce sont ceux qui pédalent le moins qui mangent le plus. Tout s’explique.

Attention, la semaine prochaine le rendez-vous est à 8h. A la passerelle de Champ-le-Boeuf. Passerelle dont j’ai appris grâce au descriptif de « Laxou ça roule » qu’elle s’appelait « la passerelle Mickaël ». Recherche faite, cela renvoie au nom d’un enfant tué en 1992 en voulant traverser l’autoroute A 31. Ce qui m’a rappelé qu’avant que la route elle-même qui longe l’autoroute ne soit construite (jusqu’au niveau de la zone de loisirs de la forêt de Haye), on sortait à vélo de Nancy et on y rentrait en empruntant les bandes d’arrêt d’urgence, frôlés par les voitures et les camions. Une folie !

Bonne semaine,
Reynald
PS : en pièces jointes, deux autre photos ramenées du voyage en Inde. Deux usages singuliers des machines à pédales.

Inde 1Inde 2

• Sortie du 23 mars : Retour (du printemps)

Le retour, enfin, en ce qui me concerne, débarrassé du mal de dos qui avait prolongé mon absence (merci à ceux qui m’ont donné des noms de spécialistes, même si pour cette fois les choses sont rentrées dans l’ordre d’elles-mêmes, médicaments et petites séances de marche aidant).

Une vingtaine d’amateurs a participé au scrutin cycliste du jour, d’autres se sont abstenus ou ont pédalé blanc, parmi lesquels notre marcheur céleste, le grand Isol Nono, Gérard, pris par coupe de Lorraine de VTT, Christian, victime d’un mauvais calcul (bon rétablissement à lui), outre quelques assesseurs dévoués et quelques pêcheurs à la ligne. Ce qui fait tout de même une majorité de sortants, qui ont tantôt mis tout à droite et tantôt tout à gauche. A vélo, impossible de choisir, faut sans cesse jouer l’alternance.

Parmi les pédaleurs de cette première sortie printanière, un peu fraîche, une surprise : un étrange étranger, rien moins que l’Homme invisible. La première fois que je le voyais, je dois dire, le célèbre héros qui voit sans être vu. Mais impossible de deviner l’identité de l’être qui se cachait sous ces étonnantes bandelettes blanches. Au demeurant, pas mauvais dans l’exercice du pédalage, l’Homme invisible. La prochaine fois, qui nous fera l’honneur de participer à notre escapade : Tarzan, Obélix, d’Artagnan ?

Péripéties :

On a perdu en route les Coaltar Brothers, du côté de Saffais, là où ça fait mal, faut dire, même si on a évité de justesse la fameuse grimpette. Je parle de ceux qui comme moi se sont plantés à Vigneulles et ont bien failli se la faire, la montée de trop.

La cassure qui s’en est suivie, ceux de devant n’ont pas eu l’air de la remarquer, ce qui m’oblige à observer que l’absence de vélo-balai a été préjudiciable. Le procédé a fait ses preuves en janvier et février : pourquoi ne pas persévérer ?

Plus loin, la pause a été prolongée grâce à une opportune crevaison. Et comme on n’avait pas décidé de faire deux groupes, ce sont les côtes de la sortie de Lunéville qui ont fait le tri. Le trio, en fait : les maboules de devant (pressés peut-être de déposer leur bulletin dans l’urne), ceux de derrière qui ont coupé au court, échappant ainsi aux bosses bien pentues de la route de Sommerviller, et les valeureux solitaires qui ne voulaient à aucun prix échapper à ces escalades, Jean-Yves et moi-même… qui avons donc formé un groupe de deux jusqu’à Nancy, avant la séparation finale. Ce qui fait une grosse réduction du peloton par rapport au départ.

Il est vrai qu’on est condamné à terminer seul, au bout de la course, qu’on soit parti à 10, 20 ou 30… C’était ma réflexion philosophique du jour.

Bonne semaine

PS : un petit mot vous livrera bientôt les précisions utiles sur la randonnée « Monts et jardins » organisée par « Laxou ça roule » dimanche prochain.

Sempé A deux

• Sortie du 16 mars 2014 : Chronique parallèle

Chers amis Randos,

Il fait très beau, vous vous êtes levés du bon pied, et vous vous êtes retrouvés nombreux au Parc des Expositions : en route pour Heillecourt, Fléville, la côte qui mène vers Ludres (déjà des lâchés, mais vous n’avez pas oublié de vous donner un vélo-balai, n’est-ce-pas ?)… Pierre, en tous cas, n’en fera pas office, puisque lui aussi est obligé de rouler par procuration en cette belle matinée de printemps précoce. Gare plus loin, à la grosse bosse d’Ormes-la-ville, à celle plus modeste d’Affracourt, à la grimpée d’Houdelmont également, avant la remontée sur Brabois. Mais la campagne est déjà si riante, colorée, enjôleuse, que votre plaisir culmine même quand la route est plate.

Donc, vous roulez et moi je raconte : cherchez l’erreur.

C’est qu’après trois semaines d’absence pour une excellente raison (mon voyage en Inde), me voici contraint d’en ajouter une quatrième, pour une raison beaucoup moins plaisante : une récidive de mon vieux mal de dos, qui me rend douloureuse la simple position assise, et plus encore quand elle se confond avec celle du cycliste qui tourne les jambes. J’ai fait une tentative jeudi, qui m’a permis de croiser Christian et Marcel, puis Jean-Marie et les « Pont fleuri » (moi, je me traînais, ils m’ont semblé rouler à vive allure), mais j’ai dû bien vite renoncer.

Pour le cas où vous auriez connaissance d’un excellent kiné, je précise : dans ces cas-là, je souffre d’un micro-déplacement au niveau des lombaires ; ça se remet soit de façon douce, parfois, soit de façon plus violente, par une manipulation des vertèbres. J’ai déjà eu droit à pas mal de variantes de ces méthodes, j’attends la formule-miracle. Merci de vos conseils éventuels.

Un mot sur l’Inde, à défaut que je puisse vous faire un compte rendu détaillé de la sortie en cours (Gaby, retourne-toi, ralentis ; Marco, mutualise tes efforts) : un pays fascinant, coloré, bruyant, contrasté … pour moi, qui n’avais jamais voyagé dans cette région du monde, un univers totalement différent du nôtre, où il faut laisser de côté ses jugements et ses repères. On observe, on essaie de comprendre, mais on bute sur bien des énigmes. Comme l’on se déplaçait presque chaque jour en autocar, j’ai découvert le grand délire qu’est là-bas la circulation : avec dépassements sans visibilité, véhicules à contre-sens (sur des 2×2 voies), ou arrêtés en pleine chaussée, piétons traversant n’importe où, dromadaires attelés, vaches en grand nombre (même sur les autoroutes), motos à passagers multiples (une famille de 5 membres aperçue le dernier jour) ; tracteurs, camions, tricycles, tous véhicules plus que surchargés, aucune règle de priorité, mais un art consommé de la confrontation et de l’esquive : je klaxonne, je m’impose, je frôle, et le plus souvent ça passe… Renseignements pris, l’Inde compte tout de même 130 000 à 140 000 victimes de la circulation lors de chacune de ces dernières années, les piétons et les deux-roues en représentant une bonne moitié.

La société indienne pourrait bien être à l’image de la circulation (en campagne comme à la ville) : un apparent chaos et des règles cachées qui organisent la vie quotidienne, des règles complexes, souvent fondées sur les traditions, et qui permettent que tout cela tienne mais au prix d’inégalités criantes et d’affrontements feutrés. Mais je n’ai pas une seule fois vu, dans les rues ou sur les routes, quelqu’un s’en prendre à quelqu’un d’autre, là où chez nous les injures et les coups auraient jailli à jets continus. Chacun joue le jeu qu’il sait devoir jouer. Y compris parfois celui de la malheureuse victime.

Vous l’aurez compris, faire du vélo en Inde relève d’un exercice on ne peut plus périlleux (outre que les routes de campagne peuvent être défoncées et très sinueuses). Sachez pourtant que posséder un vélo, à défaut d’une moto ou d’une voiture (réservées aux classes aisées), révèle qu’on ne fait pas partie des plus pauvres ; et que pour favoriser l’alphabétisation des filles (encore très discriminées par rapport aux garçons), certains Etats les récompensent d’une bicyclette si elles persévèrent à l’école pendant plusieurs années.

Le vélo ou le tricycle demeurent là-bas utilitaires. Ils ont en commun de ne pas être dotés de dérailleurs. Quand il s’agit de transporter de lourdes charges (marchandises ou passagers), un enfer, on marche à côté de la bécane. Si vous connaissez un jeune homme (ou une jeune fille) très dynamique et qui rêve de créer son entreprise, voici une idée en or : introduire en Inde le dérailleur, ne serait-ce qu’un petit dérailleur trois vitesses ! Bien des peines en seraient soulagées.

Je n’ai rien dit de la grande gentillesse de ceux que nous avons croisés ou rencontrés, ni de la beauté des temples, des palais, des anciens forts… Ce sera pour une autre fois, j’ai déjà été anormalement long pour une petite chronique du dimanche.

Tiens, c’est pour vous l’heure de la pause : vous allez vous séparer en deux groupes, les costauds et les contemplatifs ? Bonne fin de balade, heureux pédaleurs (munis de dérailleurs 30 vitesses et d’engins ultra-légers).

A dimanche prochain, je l’espère, si j’ai trouvé le sorcier du dos qui fait des miracles,

Reynald

Inde 0