Comptes rendus 2026

(du plus récent au plus ancien)

Compte rendu P2 (7 avril 2026, Toul)

Confidentielle dépense

            Report d’une semaine de notre sortie P2, lendemain du long week-end pascal, petits-enfants à garder, convenances personnelles, états de forme précaires, accidents domestiques, douleurs chroniques, trouble métaphysique, incertitude existentielle, bouffée mélancolique, nonchaloir inopportun, bouderie inexpliquée … les raisons n’ont pas manqué pour que les pédaleurs du 7 avril s’en viennent à dépenser leurs forces en petit comité, une rareté chez les VVV. En somme, une sortie confidentielle pour les 17 acteurs du jour :

            Édith ANGEL – Patrick BÉCHAMP – Nadine CLÉMENT – Anne et Franck CORNU – Patrick DESCHARNES – Claude DIETMANN – Bernard GUERARD – Jean-Marie GUILLEMIN – Reynald LAHANQUE – Sylvain MEURANT – Jean-Louis MOREAU – Jean-Paul PEZEL – Jean-Luc ROUYER – Jean-Marie SALVESTRIN – Dominique TISSERANT – Pierre VALLOIS

            Les absents n’ont pas toujours tort, mais ils seront malheureux d’apprendre qu’elle fut très belle la journée qu’ils ont manquée, et c’est même peu dire qu’elle fut savoureuse et délectable, et plus que printanière, tant le soleil et une douceur tout estivale nous ont escortés, une fois dissipée la fraicheur du petit matin. Elle fut très belle aussi grâce au parcours proposé par Meister Komoot, un expert ès tracés. La plaine meusienne ne fait pas dans le pittoresque ostentatoire, mais elle n’est pas dénuée de charme pour qui se laisse imprégner de ses paysages paisibles et sages. 

Les côtes de Toul, pour commencer, certes on les connaît, mais le moment de la floraison fugitive des fruitiers est incomparable. On emprunte plus rarement la route forestière, bordée d’étangs qui mène ensuite à Raulecourt, l’une de ces petites routes sans trafic qui contribueront à la qualité de notre journée. Le monument américain du Montsec se voit de loin, l’atteindre mérite un effort, après quoi, là-haut, les conversations vont bon train. Le couarail se prolonge, tandis que le signataire de ces lignes, qui s’est dispensé de la grimpette (pour cause de mollet gauche douloureux), musarde vers Woinville, un œil dans le rétro. Ce qui lui permet de flâner dans la longue côte qui prend là son élan, le petit col du jour, qui mènerait à Saint-Mihiel si nous n’avions pas opté, à main droite, pour la longue descente qui s’ensuit vers la très séduisante vallée de Savonnières et de Varvinay. L’un de ces endroits discrets et silencieux où le choix de rouler à vélo prend tout son sens.   

            C’est au moment de la séparation des parcours que je revois enfin ceux qui ont opté pour le plus grand des deux : nous passerons nous aussi par Lacroix-sur-Meuse, mais au terme d’une longue boucle vallonnée. La montée qui va s’accentuant vers Deuxnouds-aux-Bois et au-delà vers la tranchée de la Calonne, évitée de justesse, opère la sélection entre les quatre qui envoient du bois à l’avant et les six qui s’attardent aux paysages, tout en ayant un œil sur la montre, histoire d’arriver à une heure décente au restaurant. La petite route à flanc de colline qui conduit à Seuzey, avec son église remarquable et ses vieilles maisons de pierre, offre, elle aussi, de quoi s’enchanter, dans la lumière et la quiétude. Il ne restera plus qu’à poursuivre la pédalée, dans la vallée de la Meuse, vers l’antique Saint-Mihiel et ses demeures à restaurer, puis vers la  très attendue « Table des Bons Pères ».

            L’accueil y est sympathique, le service rapide et le menu estimable. Une bonne adresse de plus pour la confrérie. Le nombre restreint de convives confère un côté familial à notre tablée. C’est le bon côté des petits cénacles, avec celui de la gestion simplifiée du groupe et des sous-groupes.

            Il faut croire que le repas a revigoré les organismes, la séparation entre GP et PP s’opère bien vite, dès les routes buissonnières d’Ailly, de Brasseitte et de Mécrin, suivies des pistes cyclables de la Meuse et du canal. Il ne fait pas bon musarder à l’arrière, les grosses cuisses n’ont pas de rétro, les vieilles nuques sont bloquées vers l’avant, pédaler fort et se compter ne sont pas compatibles. Bref, mon petit doigt me dit que de pauvres hères ont erré solitaires. Ce qui ne les aura pas empêché, bien au contraire, d’apprécier à sa juste valeur la voie peu fréquentée et vallonnée qui mène de Void à Saint-Germain-sur-Meuse (ou à Ourches, c’est plus direct). Non, ce n’était pas là pour eux une partie de chasse-patate, mais un doux moment de solitude méditative. Et postprandiale, alors que la matinée avait vu les dix-sept participants parvenir ensemble à l’étape du Montsec, il faut le noter.

La citation du jour : « Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle » (Victor Hugo)

La blague du jour : « Ne lui mets pas la pression, il va t’offrir une bière » (Nadine)

Reynald, le 8 avril 2026

Compte rendu P1 (17 mars 2026, Lay-St-Christophe)

Comme on se retrouve …

Enfin, enfin, les retrouvailles

Toujours partantes les vieilles canailles

Kilos en trop moral intact

Le plus précieux c’est le contact !

Les souvenirs et les promesses

Sont le ciment de l’allégresse.

Il y a un plaisir propre à se retrouver, après les quatre mois de suspension de nos escapades VVV. Et cela d’autant plus quand le soleil est de la partie : c’était le cas l’an dernier, ce fut encore le cas hier, et c’est un nombre semblable de participants qui a honoré le rendez-vous de la passerelle sur la Meurthe. Une bonne pensée au passage à tous ceux qui auraient aimé être là mais qui en ont été empêchés par leurs ennuis de santé. Disons qu’ils ont roulé pour eux, les 29 cyclophiles présents :

Édith ANGEL – Élisabeth ANTOINE – AUDINOT Serge – Fabien et Marie Hélène BOTHIEN – Jean-Marie CAEL – Nadine CLÉMENT – Anne et Franck CORNU – Claude DIETMANN – Francis DUVAL – Jean-Louis GILLARD – Bernard GUERARD – Jean-Marie GUILLEMIN – Marc HENQUEL – Erwin L’HUILLIER – Reynald LAHANQUE – Sylvain MEURANT – Jean-Louis MOREAU – Dominique PERRET – Jean-Paul PEZEL – Jacques PIERRAT – Francis ROCH – Patrice ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Daniel SMALCERZ – Dominique TISSERANT – Pierre VALLOIS – Michel VILLEMIN 

J’observe que 19 d’entre nous avions déjà participé aux retrouvailles de l’an dernier. La rotation qui nous est familière se perpétue d’emblée. D’ailleurs, en regardant dans le rétro, je m’aperçois que sur les 25 présents lors de la première sortie de 2018, seuls 5 d’entre eux le sont à nouveau en 2026, ce qui confirme que notre confrérie conjugue permanence et renouvellement. Un éternel printemps, en somme ! Je note aussi (et je m’en réjouis) le retour parmi nous d’un néo-retraité, Jacques Pierrat, de Patrice Roch (dit « l’électron libre »), et d’un couple de VVV historiques, Élisabeth et Marc (alias M. « Combien ça coûte »). Quant à JL Gillard, il était apparu lors de deux de nos dernières sorties 2025 : le voici donc intronisé.

J’avais choisi pour nos retrouvailles un parcours vers le nord-est, avec trois variantes, car c’est le secteur le moins fréquenté par les habitués de nos excursions, au point que certains ont en découvert plusieurs segments. Il en est ainsi, à partir de Bioncourt, de la montée sur le plateau de Grémecey, des petites routes forestières menant à Fresnes-en-Saulnois ; puis de la montée au nord vers Lucy ou Baudrecourt, avant le retour vers Delme, qu’on enchaîne depuis Puzieux avec la descente, non dénuée de rebiquettes, vers Craincourt. Le reste était mieux connu de tous, mais, pour l’essentiel, il s’est agi de routes sans trafic, dans une campagne verdoyante, piquetée de quelques taches de couleurs. 

Comme convenu au départ, nous avons réussi à rouler ensemble, moyennant quelques regroupements, jusqu’à Oron, la commune où ceux qui optaient pour le GP + étaient autorisés à s’émanciper. Ils ont été 13 à s’offrir cette petite rallonge, mais il faut croire qu’ils l’ont rondement avalée, puisqu’ils nous ont devancés lors du retour sur le parcours commun. Nous ne les avons donc pas revus, nous les modestes et les peu entraînés, parfois en difficulté. Et comme les rapides se sont eux-mêmes dégroupés, à ce qu’on m’a rapporté, la pause casse-croûte s’est effectuée à trois endroits différents (Craincourt, Nomény, Rouves) au lieu de l’unique lieu envisagé. Une occasion de perdue pour mieux renouer, comme y invite une sortie dite des « retrouvailles ». Dommage. On se consolera en se disant qu’il n’y aura lors des sorties suivantes qu’un seul lieu de restauration …

Comme beaucoup étaient venus à vélo au rendez-vous de la passerelle, même en choisissant le PP la distance et le dénivelé du jour ont atteint d’honnêtes proportions, pour une sortie qui fut d’assez loin la plus longue de cette nouvelle année pour certains d’entre nous (dont je suis). Pour d’autres, je sais, qui affichent déjà des chiffres mirobolants au compteur, elle n’a été qu’une modeste partie de campagne. C’est ainsi, les VVV font de leur diversité liste commune, ce qui leur permet d’être tous élus (ce n’est pas la néo-conseillère de Bagneux qui me démentira). 

L’avenir dira quelle est la durée de leur mandat, mais mon petit doigt me dit que cet avenir ne manque pas de futur !

Reynald, le 18 mars 2026