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• Sortie du 14 juillet : Patriotes
On peut être pluviophile et néanmoins patriote, puisque ce sont à peu près les mêmes qu’hier qui ont célébré la fête nationale sur leur vélo. Manquaient Christian, Jean-Christophe et Gaby, remplacés par Joseph, Didier et Jacques. Pas complètement remplacés, à vrai dire, puisque Joseph est retourné dans sa crèche dès qu’il a aperçu un nuage noir : dommage, vraiment dommage, puisqu’il s’est mis à faire soleil, et que nous n’avons pas été le moins du monde mouillés. Plusieurs averses nous ont précédés, mais on est à chaque fois passé trop tard pour bénéficier de la pluie. A mon grand regret, vous vous en doutez. Jacques, de son côté, ne nous a accompagnés que jusqu’à Roville, réunion de famille oblige.
Sur un parcours très roulant, on s’est franchement bien amusé. Une excellente partie de manivelles, même que Georges nous a confié avoir l’impression de retrouver ses sensations de jeune homme, du temps où il faisait des courses. Ce qui le ramenait à quelques soixante ans en arrière… on croit rêver.
L’ascension du jour, c’était celle du Haut du mont (en face de Charmes), une petite « Planche des Belles Filles », puisque ça se termine en cul-de-sac. En un peu moins dur, je vous l’accorde. Et si j’ai aperçu pas mal de planches, je ne peux pas en dire autant pour ce qui est des belles filles. Dommage.
Comme on passait par Chamagne, patrie de Claude le Lorrain, de Ségolène Royal, mais aussi de notre Patrick Nicolas, on a laissé ce dernier traverser en tête son village, sous les acclamations des siens. Enfin, ça aurait pu se passer ainsi, mais comme on était très en avance sur l’horaire prévu, les villageois n’étaient pas encore sortis de leurs tanières. En revanche, cette avance nous a permis d’en rajouter sur la fin, en faisant un crochet par la côte d’Azelot et celle de Richardménil. Un petit feu d’artifice final.
• Sortie du 13 juillet : Pluviophiles
Brassens l’a dit et chanté mieux que je ne pourrais faire :
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et m’ fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage…
La semaine dernière, nous étions trois, trois émérites pluviophiles, et ce matin trois fois plus lors du rendez-vous. Puis deux se sont ajoutés à ces neuf au bout de quelques kilomètres. Onze amoureux de la pluie, par conséquent, quelques amoureux timides, à dire vrai, et quelques vrais passionnés, dont je suis. Car rouler sous la pluie, décidément, ça me botte, moi. Je ne respire jamais mieux que sous la pluie. C’est sous les gouttes d’eau que je pédale dans l’huile, allez comprendre ! En un mot, je me suis régalé comme jamais.
Et je me dis que le seul produit dopant efficace pour moi, c’est la pluie ! Du dopage tout ce qu’il y a de bio !
Je ne le cacherai pas, c’est presque une fierté, puisque ça me fait un point commun avec Charly Gaul, et de nos jours avec Vicenzo Nibali. Tout pareil que je suis, pour peu qu’on fasse abstraction de la vitesse. Une paille ! Merci de ne pas tenir compte de la vitesse et de la moyenne. Vous êtes trop sympas. Je vous revaudrai ça : je prendrai plein de relais, promis, pourvu que ce soit sous la flotte, évidemment. La prochaine fois que ça tombe dru, je vous attends.
La vérité est qu’il ne faisait pas froid, que la pluie n’a été forte que lors du passage en Meuse, et qu’elle a davantage facilité les efforts qu’elle ne les a entravés. Et comme on a réussi à bien s’organiser, la longue balade, humide, puis ensoleillée (notez-le bien), a été rondement et agréablement menée.
Georges le Vénérable s’est encore distingué par son coup de pédale de jeune homme, Pierre a trouvé des aides dans la conduite du groupe, Jean-Christophe et Gaby ont réussi à pédaler en dedans quand il le fallait. Jean-Marie et Christian se sont frisé les moustaches. Amico a fait fonction de vélo-balai (sans qu’on en ait décidé ainsi, vu notre petit nombre), histoire d’aider Gégé ou Jean-Yves à revenir dans le groupe après des arrêts très personnels – mais ces deux-là ont tourné casaque avant qu’on atteigne Commercy : m’est avis que ce sont ne sont pas de vrais pluviophiles. Ou alors, ils avaient des choses à se dire qui ne nous regardaient pas. Mais on les a revus sur la fin, Gégé ayant crevé, et Jean-Yves, l’étant, crevé.
Patrick a évité de montrer son museau à l’avant, vu qu’il lui fallait digérer sa traditionnelle sortie du samedi matin, celle qui fait mal aux pattes, qui emprunte toujours le même itinéraire, de préférence à vive allure… une sorte de « foire aux vanités » pour coureurs en fin de cycle (merde, je sens que je vais me faire incendier pour ces propos sacrilèges).
Bref, on s’est bien amusé, on n’a pas pris de coups de soleil, on n’ était même pas rincés à l’arrivée.
Mais je m’arrête là, faut que j’aille au massage, vu que demain faut que je sois fringant pour la sortie du 14 juillet. Une fête nationale qui sera de toute façon bien arrosée pour moi (anniversaire oblige) ! Alors, si en plus il pouvait tomber quelques gouttes, ce serait vraiment le pied. Vous êtes cordialement invités.
Reynald
• Sortie du jeudi de l’Ascension (29 mai)
Ce matin, sensation de raideur et de jambes cuites. Bizarre, car je crois me souvenir que j’ai passé la journée d’hier assis. Assis dans ma voiture, assis lors du petit-déjeuner, assis lors du repas de midi, assis toujours et encore. J’en suis sûr puisque j’ai aussi les fesses en compote. Doit y avoir une explication, d’autant que le plus souvent, j’étais assis mais en mouvement. J’ai dû me mouvoir en étant assis tout en sollicitant mes guibolles. Voici que ça me revient, la lumière se fait : il n’y a guère que le vélo pour produire cet effet (jambes et fesses endolories) et permettre ce résultat : on fait tourner un pédalier sur lui-même et ça fabrique du mouvement vers l’avant. Et quand on reste assis et actif sur un vélo pendant un grand nombre d’heures, les jambes s’en souviennent.
Pour tout dire, nous étions 28 pédaleurs assis sur leur machine lors de la traditionnelle sortie dite du 200 km Audax, 22 licenciés du club et 6 invités (Marc H., Ludovic, Johann, Olivier, Laurent et Bernard S.). Assis pour la grande randonnée du jeudi de l’Ascension. Qui est le jeudi des ascensions, en général (même en Meuse l’an dernier, ça n’arrêtait pas de monter et de descendre). Et hier, le menu l’était bien, ascensionnel : beaucoup de petites côtes, des montées plus sérieuses, Défilé de Straiture, col du Collet, route des crêtes, sommet du Hohneck en prime (pour l’élite des grimpeurs), col de la Croix des Moinats. Pas moins (d’après mon compteur) de 2241 m de dénivelé.
Voici ce que ça donne en résumé, de Charmes à Charmes en passant par monts et par vaux
Et on voudrait que les jambes ne s’en souviennent pas, d’avoir effectué un tel « brevet Audax » ! Qui peut le prétendre ? Qu’ils osent les audaxieux ! Je me suis dit récemment, preuves à l’appui, que le Ventoux fait le vantard (forcément, on est fier, c’est humain, même si on a pris tout son temps pour escalader cet Everest) : le brevet ferait-il le bravache ?
A propos d’Audax, on était censé réaliser l’ensemble à 22,5 km/h de moyenne : mon compteur m’indique 24,2 (et certains, qui ont grimpé plus vite, doivent l’avoir explosée, la moyenne Audax). On n’est pas sérieux, on aime enrouler le braquet, et pour peu qu’on ait pris du retard (des montées un peu molles pour les plus contemplatifs, à l’auberge une pause de 3/4 d’heure plus longue que prévu), on rentre ventre à terre. Et la chose étrange, c’est que tout le monde oublie alors la fatigue et le labeur des montées pour se mettre au diapason et rouler à 30-32 de moyenne sans discontinuer. L’impression que j’ai souvent eue en pareil cas, c’est qu’on passe à ce moment-là en pédalage automatique : on laisse faire, les jambes ont pris le pli, c’est à peine si on les remarque. On a même l’illusion que ça pourrait durer comme cela longtemps, pour peu qu’on ne s’arrête pas, tout en réalimentant régulièrement la chaudière.
Pour ce qui est du parcours, un très beau parcours, on peut remercier notre grand Noël, notre Nono randonno, qui l’avait tracé, et qui nous a fait découvrir la bonne auberge de la Cholotte et les petites routes forestières environnantes. Et partager, hélas, sa frustration, puisqu’une sale bactérie lui a mangé ses forces et l’a privé de l’essentiel de la randonnée. Y’a pas de justice ! C’est pas Noël tous les jours, on le sait bien, mais précisément ce jour-là, c’est vache ! A moins que… à moins que ce soit en toi le pécheur, le pénitent pèlerin de Compostelle, qui ait été frappé ? Avec tout ce que j’ai fait pour le salut de ton âme, je me sens moi-même désavoué. On envisagera d’autres méthodes. Les précédentes ne valaient pas des pets-de-nonne.
Au chapitre des remerciements, on n’oublie pas nos accompagnateurs de la voiture-balai, fort précieuse hier, avec les nombreux changements de température qu’il a fallu endurer et qui appelaient de fréquentes adaptations vestimentaires (fraîcheur du petit matin, réchauffement corporel lors des grimpettes, froid humide des crêtes, chaleur de la vallée ensuite). Merci, donc, à François, Daniel et Valéry.
Un mot aussi sur les costauds qui ont pris le vent de face au retour : s’ils ont fait d’abord n’importe quoi, les costauds (ceux du club et les autres), comme si on en avait quelque chose à battre de leurs très relatives performances (tout dépend toujours de ceux à qui on se compare), faut convenir qu’ensuite ils se sont mis au service du groupe, ils ont assuré le bon tempo, vif mais acceptable par tout le peloton. Comme quoi, rouler de façon cohérente et solidaire, c’est possible. Mais ce n’est jamais gagné d’avance, on ne le sait que trop.
J’en viens à l’essentiel : la sortie avait été nommée « la Georges Barban », histoire de fêter dignement les 80 ans du moins jeune des licenciés du club. Georges aurait pu se contenter de cet hommage, et nous faire le plaisir de participer au repas. Mais Georges n’aurait pas été Georges, le vaillant vétéran dont nous connaissons l’ardeur pédaliste. Il a donc accompli ses 200 km comme les autres, comme les jeunots du peloton, acceptant tout au plus quelques encouragements moraux et manuels au plus fort des montées (il faut dire que c’est gratifiant de jouer les soutien-georges… désolé, je ne le ferai plus). Georges, on l’envie, on se demande où on en sera à son âge. Lui, c’est bien simple, il n’a pas 80 ans, mais 4 fois 20 printemps. Et s’il est unanimement apprécié, c’est qu’il est aussi un modèle de courtoisie et de modestie. Précieuses qualités pour la bonne marche d’une association comme la nôtre. A faire confiance à Georges, l’amitié se reforge ! Ce pourrait être la devise du club.
Il y aura pas mal de photos de cette « Georges Barban » 2014 ; Jacques m’a déjà envoyé les siennes. On est toujours à la recherche de la meilleure solution pour que toutes les photos soient facilement accessibles sur le site. Ce ne devrait plus tarder.
Maintenant repos, massage, relaxation.
Et ci-dessous et en pj, au centre de l’image, le héros du jour (photo prise par Jacques, en haut du Défilé de Straiture).
Reynald


