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Comptes rendus des sorties VVV 2019 (Reynald Lahanque)

(du plus récent au plus ancien)

Compte rendu M 3 (23 mai 2019, Gérardmer)

Le vélo est une fête

Quand la « perle des Vosges » est baignée de soleil, quand les longues ascensions sont aussi savoureuses que les descentes (dans les deux cas, il y a de quoi déguster), quand depuis la route des crêtes on peut apercevoir les vallées et les lacs en contrebas, quand aucun incident ne survient, quand une bonne auberge nous attend à l’orée du bois … oui, le vélo est une fête. Heureux les 26 pédaleurs qui firent la fête jeudi dernier :

Philippe ALBERGE – Michel ANDRÉ – Élisabeth ANTOINE – Guy CAYROU – Amico DI CIANNO – Marc DI GIANNANTONIO – Maurice DOPP – Michel GEORGEON – Gabriel GRANDADAM – Bernard GUERARD – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Jacques LAFOND – Reynald LAHANQUE – Jean-Michel NICOLAS – Patrick NICOLAS – Claude PETITDEMANGE – Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Patrice ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Jean-Michel SCHWOB – Philippe SCHUTZ – Dominique TISSERAND – Pierre VALLOIS – Michel VILLEMIN

Forte affluence donc, complétée au départ par le couple WILLEMIN, Monique (l’électrique) et Marcel (l’éclectique), mais privée de la présence de Christian BAUQUEL, accablé la veille par une crise de colique néphrétique (une horreur ; nos meilleures pensées pour lui). Et un petit nouveau parmi nous, qui m’a dit s’être régalé, Michel André, qui se partage entre Nancy et Cagnes-sur-Mer.

Mais qui ne s’est pas régalé, chacun à sa manière et à son rythme, par une si belle journée ? Et sur un tel parcours, qui est en passe de prendre rang parmi nos classiques. Avec ou sans la variante de cette année : pas de col du Wettstein … mais un col du Calvaire intégral, via les Basses Huttes, histoire d’adoucir un peu la pente. Ceci dit, un aller et retour du côté du Wettstein, ça ne peut pas faire de mal : on y apprend à lire les paysages, quand d’autres se contentent de lire les messages …

De toute façon, en montagne on se perd de vue, de lacet en lacet, l’essentiel étant qu’on finisse par se retrouver. À chacun sa façon de faire le plein de sensations, pourvu qu’on garde un œil sur l’intégrité du peloton. Ainsi, on a pu retrouver notre savant Cosinus (Pierre le matheux) qui s’en était allé vers Colmar en arrivant à Munster. On peut le comprendre, c’est très joli, Colmar, avec ses maisons médiévales, les berges fleuries de la petite Venise, son musée Unterlinden (et son ébouriffant retable d’Issenheim), ça vaut vraiment le détour (un peu comme le Wettstein). Inversement, c’est Pierre qui s’est dévoué pour veiller sur les derniers de cordée, au plus dur des ascensions.

Que la fête continue ! De col en col, de vallée en vallée, de collet du Linge en collet dans l’assiette, de paysage en paysage et de page en page.

Reynald

Compte rendu P 4 (14 mai 2019, Verdun)

Des côtes qui ont la cote

Nanard le Montagnard nous avait proposé l’an dernier un vrai parcours plaine, du genre roulant et sans vilaines bosses (Dieu sait pourtant qu’il les aime). On le lui avait fait remarquer : il n’en fallait pas plus pour qu’il le prît de haut et que, cette année, il nous fasse des côtes de Meuse une montagne. Une montagne qui a accouché, non pas d’une souris, mais d’un sourire … sur sa face de vieux grognard, et de quelques soucis dans les vieilles gambettes. Merci Bernard. Ceci dit, les côtes de Meuse, ça change de l’ordinaire, et ils furent 22 à les apprécier, ces côtes dont la cote a soudainement monté :

Guy CAYROU – Alain COLLINET – GERARD CONREAUX – Alain DAUCH – Amico DI CIANNO – Maurice DOPP – Michel GEORGEON – Gabriel GRANDADAM – Bernard GUERARD – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Reynald LAHANQUE – Jean-Michel NICOLAS – Alain ORDITZ – Dominique PERRET – Gérard REGRIGNY – Patrice ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Philippe SCHUTZ – Bernard SIMON – Dominique TISSERAND – Pierre VALLOIS

Température frisquette au départ, impression de froid accentuée par un fort vent de nord-est, mais du soleil. Et de la lumière. Ceux qui lèvent la tête (il y en a) en ont apprécié les effets : sur les prairies d’un beau vert tendre, sur les champs de colza éclatants, sur les villages nichés au pied des côtes, sur le cours de la Meuse et celui du Longeau. Il faisait plus sombre dans les belles forêts traversées, mais on y était abrités du vent.

Comme le vieux grognard de Verdun avait voulu multiplier les ascensions, la solution s’imposait : aller et venir, monter et de descendre, de part et d’autre de la tranchée de la Calonne (tristement fameuse depuis 14-18). Car la Calonne est la colonne vertébrale de ce petit massif des Côtes de Meuse. Résultat : un parcours tout à fait baroque (voir pièce jointe), exigeant, mais varié à souhait et riche en découvertes.

Une matinée très réussie, malgré quelques aléas, deux crevaisons et un peu de dispersion, entre ceux que l’enragé montagnard entraîne dans son sillage et ceux que guide calmement Alain le raisonnable. Bernard, je lui ai accordé un 18/20 pour cette première partie, c’est dire. Mais c’était pour mieux faire passer le 2/20 de l’après-midi ! Car pour ceux qui n’ont pas eu la chance de se trouver à nouveau dans son sillage, ce fut la soupe à la grimace.

Comme il venait de nous dire, en sortant de table, qu’il allait apporter des modifications au parcours prévu, on ne s’est pas étonné au pied d’Hattonchâtel de voir ceux qui nous précédaient aller tout droit, au lieu de prendre à droite pour se taper la grimpette. Et comme le Nanard et sa bande avaient déjà disparu des radars, on a même cru qu’ils étaient devant nous. Alors qu’en réalité ils se la dégustaient, la belle montée d’Hattonchâtel. Et cela, pendant que les 12 égarés découvraient une route de plus en plus pourrie, très raide, parsemée de cailloux et de trous, et bientôt transformée en chemin des champs. Crevaison de Gégé, c’était le minimum. Mais elle a au moins permis de lorgner sur le GPS et de comprendre qu’il allait falloir s’en taper longuement, des cailloux et des ornières, avant de retomber sur la route (bien goudronnée) de la Calonne. De forestière et agreste, la balade était devenue agricole !

Bien du temps s’étant écoulé, il ne restait plus qu’à rentrer au plus court, en faisant du toboggan. Car la Calonne n’est pas seulement un grand axe forestier, c’est aussi un long toboggan, très rigolo au début, éreintant à la fin. Cerise sur le gâteau, les derniers km se font sur la grand-route, livrée aux camions et aux voitures. Merci Bernard ! Comme quoi boulimie de côtes et tête dans le guidon ne sont pas la garantie d’un plein succès.

Mais les VVV sont bons princes, ils ne sauraient lui en vouloir, ils comprennent que l’abus de Côtes-de-Meuse, qu’il s’agisse de pinard ou de raidard, nuit gravement au Nanard. Il se peut aussi que ceux de sa bande se soient à nouveau régalés l’après-midi, en remettant le couvert, de bosse en bosse. Il reste qu’Alain a sauvé l’honneur de Verdun, en nous pourvoyant en boissons fraîches à l’arrivée (merci à son épouse qui s’est chargée de les apporter). Et l’an prochain, il dira son mot lors de l’élaboration de la sortie meusienne, en veillant à ce que Bernard ne nous égare, sans mettre pour autant le montagnard au placard.

J’allais oublier : une mention spéciale à Marc Henquel, l’ami des Lettres, très contrarié par le fait qu’on ne marche pas jusqu’à la fosse d’Alain-Fournier, aux Éparges. Il s’est donc fâché, en disant « puisque c’est ça, maintenant je fais la course ». Et de partir comme un bolide, en faisant éclater notre petit groupe (on n’est pas à une dispersion près chez les VVV). Son motif était si noble qu’on lui pardonne son coup de sang. Et on présume qu’il se consolera vite, en relisant Le Grand Meaulnes.

Maintenant, repos et dégustation. Il n’y a que l’embarras du choix : Côtes-du-Rhône ou Côtes-de-Gascogne, Côtes de Nuits ou Côtes de Beaune … la France ne manque pas de côtes. Cyclos et poivrots, tous le savent !

Reynald

Compte rendu P 3 (23 avril 2019, Hauconcourt) 

Cyclistes sans frontières  

Einige Wochen vor der Europawahl, zeigt unser VVV-Klub wieder den Weg: Durchfahrt von Schengen, ja da wo der Abkommen 1985 unterzeichnet wurde, Mittagessen in Deutschland: grenzenlose freie Fahrt, egal was die engen nationalistischen Köpfe darüber denken. Grenzen gab es gestern auch nicht zwischen den beiden früheren Erzrivalen Metz und Nancy….

En d’autres termes :

À l’approche des élections européennes les VVV ont montré l’exemple : passage par Schengen, incursion au Luxembourg, repas en Allemagne … Libre circulation et frontières effacées. Les nationalistes obtus en seront pour leurs frais. Et pas de frontière non plus entre les deux vieilles rivales, Nancy et Metz : l’ami messin a organisé la balade (Patrick MAHEUT) et trois autres messins (Claude JACOPIN, Jean-Marc TARTARIN, Bernard VIENNOT) ont guidé les 18 VVV du jour à travers ce petit coin d’Europe :

Gérard CHEVALLIER – Alain COLLINET – GERARD CONREAUX – Maurice DOPP – Gabriel GRANDADAM – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Reynald LAHANQUE -Jean-Michel NICOLAS – Patrick NICOLAS – Alain ORDITZ – Claude PETITDEMANGE -Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Patrice ROCH – Jean-Luc ROUYER – Philippe SCHUTZ – Bernard SIMON

Beaucoup de nos Valeureux étaient indisponibles, hélas, pour raisons de vacances, de travail (cela arrive encore) ou de prise en charge de leurs petits-enfants. Plusieurs m’avaient dit leur déception de ne pouvoir participer à cette prometteuse balade. En revanche, les deux compères verdunois ont fait le déplacement, pour eux plus court qu’à l’habitude, avant de nous accueillir à leur tour (ce sera le 14 mai). La balade fut d’abord très roulante, sur les pistes cyclables de la Moselle, puis plus vallonnée, avant et après la pause-repas à Mettlach. Rien de très difficile, à part le long raidard, à l’heure de la digestion, qui a permis de remonter sur le plateau mosellan et de gagner la route du retour, via Waldwisse, une route ponctuée de bosses, tout de même. Ce qui a donné un dénivelé d’environ 1000 m, pour 156 km (au compteur de ceux qui ont repris un bout de piste pour fuir les voitures à l’approche d’Ennery).

Comme l’on n’avait jamais roulé aussi longuement sur des pistes, un mot sur le sujet. Les avantages sont évidents : pas de voitures, et pas de chauffards, comme c’est appréciable ! De la quiétude, de jolis secteurs, en particulier le long de la Sarre. Des pentes insensibles, au fil de l’eau. Des points de vue différents (Thionville apparaît presque riante depuis les rives de la Moselle, c’est dire). Mais le revers de la médaille, je sais que certains y sont sensibles, c’est la relative monotonie, l’absence de relief (la platitude, dans tous les sens du terme), et la modération de la vitesse à laquelle on se sent invités. La promenade a ses charmes, le goût du sport réclame ses droits : un juste équilibre à trouver. Mais là aussi, pas de frontière, pas d’antagonisme entre la piste, cyclable par destination, et la route, cyclable par défaut. Et pas non plus de schisme entre les hédonistes et les sportifs, de même qu’entre les rouleurs et les grimpeurs. On s’arrange, on s’attend, on se comprend.

Une découverte, ce fut la très charmante cité médiévale de Saarburg, bâtie sur les berges du Leuk, agrémentée de maisons colorées, et d’une chute d’eau impressionnante, qui actionne encore les roues à aube du moulin. On s’est tous dit qu’il ferait bon y déjeuner : une prochaine fois ? Une autre découverte, ce fut la boucle de la Sarre empruntée à vélo et non pas vue depuis le promontoire de Cloet (à Orscholz). Là encore, l’un n’annule pas l’autre : si l’on retourne en cette contrée, on admirera d’en haut la très étonnante invention que la nature a concoctée là. Patrick nous a même appris qu’on peut désormais y emprunter une passerelle construite à la cime des arbres, et donnant sur cet ébouriffant paysage. Mais il faut abandonner les vélos.

La pause-repas fut agréable, prise en terrasse, à l’Abteibrauerei de Mettlach, le service y fut efficace et rapide, la reine de la bière n’était pas celle de la photo (désolé), mais le cuivre des alambics géants valait le coup d’œil. Le plat de brasserie y était très convenable, sans relever, bien sûr, de la haute gastronomie qui fait désormais les délices des VVV (Amico a été bien avisé d’aller se prélasser sur les rives du lac de Côme : il a évité un plat en sauce). En sortant de table on a pu apercevoir les bâtiments historiques de Villeroy et Boch, entreprise célèbre pour ses céramiques, et fondée en 1748, bel exemple de permanence.

Dans le long toboggan final, les forçats du braquet se sont régalés, d’autant que le vent favorable fouettait les ardeurs. En profitant de l’élan des descentes, c’est à peine s’ils avaient à pédaler dans les montées. À peine. Mais qu’ils n’aillent pas croire qu’à la peine ils étaient, ceux de l’arrière : non, ils ont pris le temps. Le temps de ressentir le frisson de la frontière effacée, puis d’admirer l’église Saints Pierre-et-Paul d’Halstroff, le très ancien village de Monneren, les carrières de gypse de Klang (qui servent désormais de refuge au Grand Rinolophe – non, ce n’est pas une sorte de philosophe mais une espèce de chauve-souris) … et les champs de colza en fleur, et les vaches au doux regard, et les moutons paisibles, et le vert tendre des arbres au printemps, et la luxuriance des glycines, et enfin sur la Moselle les batelières jouant à péniche lisse (contrepèterie approximative). Il y en a donc eu pour tout le monde.

Vive le vélo sans frontières, merci à Patrick et à ses amis messins !

Compte rendu M 1 (11 avril, Maixe – Donon)

La bonne auberge

Après deux journées bien glauques, le beau temps promis pour jeudi est au rendez-vous, si bien que les VVV le sont aussi : 27 participants, le record de l’an dernier presque égalé (28 lors du JP 3 de Gondrecourt). Quelques habitués étaient indisponibles, sinon, on aurait encore fait mieux. Défi 2019 : atteindre le chiffre de 30 participants ? Nous avons encore 14 occasions d’y parvenir : à vos pédales, camarades ! Parmi les 27, deux novices hier : Jean-Paul Pezel, récent licencié du club des Randos, et Jean-Luc Rouyer, un ami de Gérard Chevallier, membre du club de Neuves-Maisons. Bienvenue à eux, et au plaisir de les revoir parmi nous. Étaient donc présents :

Philippe ALBERGE – Élisabeth ANTOINE – Christian BAUQUEL – Guy CAYROU – Gérard CHEVALLIER – Gérard CONREAUX – Alain DAUCH – Amico DI CIANNO – Gabriel GRANDADAM – Bernard GUERARD – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Reynald LAHANQUE -Denis LEONET – Philippe MIDON – Jérôme MINATEL – Alain ORDITZ – Dominique PERRET – Claude PETITDEMANGE – Jean-Paul PEZEL – Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Jean-Luc ROUYER – Philippe SCHUTZ – Jean-Michel SCHWOB – Pierre VALLOIS – Marcel WILLEMIN

Résumons : une sortie superbe, sans le moindre incident, sous le soleil, un peu de fraîcheur au départ, un vent de nord-est un peu taquin, une allure raisonnable, et de la solidarité. Les convalescents et ceux qui avaient peu roulé ont toujours bénéficié de la meilleure des assistances, l’assistance VVV. De ce point de vue, progrès sensible par rapport à la sortie précédente. Et mon petit doigt me dit que 2019 verra les VVV céder un peu de vitesse contre un peu de sagesse. Le souci des copains plutôt que la tête dans le guidon.

Inverser le sens du parcours a permis de découvrir du neuf : autres points de vue sur les paysages, et autres sensations, les descentes devenant des grimpettes (aïe, la montée du Donon par Raon / Plaine), et inversement (géniale, la longue descente sur Abreschviller, je dirais même, voluptueuse). La fin de parcours par la piste cyclable du canal a été la bienvenue pour les jambes fatiguées ; une piste en partie en travaux et dont les secteurs manquants vont être comblés. Idéal pour les promeneurs tranquilles. Les moins fatigués ont préféré la route, ses petites bosses … et le voisinage des voitures. Je leur confirme que la piste était propre, sans barrières gênantes, et toujours aussi agréable. Comme l’était celle de la sortie d’Abreschviller (alors que la route est souvent livrée aux camions qui charrient du bois).

Quelques faits notables : Guy étrenne son Bianchi à assistance électrique, par précaution il part d’Ogéviller, avec Gégé, mais il aura à la fin 110 km au compteur, et 56 km de réserve batterie. En apportant son chargeur (à brancher pendant la pause-repas), il pourra donc sans problème nous accompagner, même dans les sorties montagne. Voici qui peut donner des idées, l’âge venant. D’autant que son plaisir était visible, à notre Africain des Baronnies (vivement le séjour dans la Drôme). Mais un qui vieillit (à peine) et qui continue de ne compter que sur ses jambes, c’est Denis : lui, il en rajoute après le repas, plutôt que de se contenter de nos médiocres 154 km, une misère. Marcel, de même, a préféré se manger quelques km supplémentaires plutôt que de passer à table. Comment fait-il, le chameau ?

Voici qui m’amène à dire un mot sur ce qui fut, de l’avis général, le vrai grand moment de cette sortie : la halte à « l’Auberge de la forêt » d’Abreschviller ! Belles salles, décoration élégante, nappes sur les tables, accueil chaleureux, service rapide, mets bien cuisinés, prix raisonnable. Et une aubergiste souriante, affable, efficace … Même les très exigeants Claude et Amico ont été conquis, c’est dire ! Une adresse dont on va se souvenir. Il suffira de tracer de nouveaux parcours adaptés à cette escale de choix. Bien envie d’y retourner en été, à la bonne auberge ! Et on pourra manger en terrasse. Une petite sortie hors programme pour les amateurs ?

Un mot pour terminer : j’ai l’impression que le plaisir pris à cette sortie du Donon a été partagé par tous, même si Philippe M., par exemple, en a un peu bavé, faute d’entraînement. Et il n’avait pas la chance, lui, de bénéficier comme moi de 15 jours de corticoïdes, un dopage involontaire mais appréciable, je le confesse. En revanche, mon pauvre cœur a été sollicité au-delà du raisonnable, d’où ma prudence de l’après-midi. Et aujourd’hui, même pas mal aux jambes. Plus qu’à espérer que l’effet de dopage dure quelque temps encore … avant d’envisager le dopage électrique.

Reynald

Compte rendu P 2 (26 mars 2019, Kinepolis)

Plaine, ô ma plainte

Cette fois, après un départ contrarié (P 1), c’était vraiment la rentrée des VVV : ils sont venus, ils ne sont pas tous là, mais beaucoup le sont, dans la fraîcheur et la joie, sous le soleil et dans la bonne humeur. Ils sont vingt-trois, dont le grand Marcel qui ne daignera pas se restaurer, comme à son habitude, mais nous serons bien 23 à table, avec l’organisateur venu en voiture à Vaudémont, le pauvre, l’infortuné, victime d’un dos plus que dolent. Motif personnel de plainte. Et comme l’organisateur n’est autre que l’auteur des comptes rendus, son problème est évident : comment va-t-il rendre compte d’une sortie à laquelle il n’a pas participé ? Première certitude sur laquelle il peut s’appuyer, l’identité des participants :

Philippe ALBERGE – Élisabeth ANTOINE – Christian BAUQUEL – Gérard CHEVALLIER – GERARD CONREAUX – ALAIN DAUCH – Amico DI CIANNO – Maurice DOPP – Gabriel GRANDADAM – Bernard GUERARD – Jean-Claude HAZOTTE – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Philippe MIDON – Jean-Michel NICOLAS – Patrick NICOLAS – Alain ORDITZ – Dominique PERRET – Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Patrice ROCH -Philippe SCHUTZ – Marcel WILLEMIN

Autres certitudes : pour être allé en voiture au-delà de Vandéléville, j’ai pu apercevoir non pas un unique peloton, mais des groupes dispersés. Un trio d’abord qui avait eu la sagesse de prendre la route directe de Favières à Tramont-saint-André : ce n’est pas qu’ils volaient dans le col des Trois Fontaines (480 m), mais au moins étaient-ils satisfaits de leur raccourci forestier (même s’il était, lui aussi, du genre bosselé). Et comme il ne faisait guère chaud (6°), ils ont préféré poursuivre jusqu’au restaurant. Ils ne seront pas rattrapés. Pour une raison simple : j’ai croisé ensuite une avant-garde, suivi d’un autre groupe, et enfin d’une arrière-garde, formée de ceux qui avaient attendu la victime d’une crevaison (Maurice). Le regroupement ne s’effectuera qu’à l’approche de Dammarie-Eulmont, c’est-à-dire juste avant les deux grimpettes finales, très pentues, et donc propices à une nouvelle dispersion, bien normale celle-ci.

J’insinue que la première ne l’était pas tout à fait, normale ? Pas faux (autre plainte). Lors d’une crevaison, ne serait-il pas préférable de s’y prendre autrement : quelques-uns aident à réparer, les autres roulent pour ne pas se refroidir, mais reviennent en arrière pour que le regroupement s’opère ? Ce serait si simple … Et cela éviterait aux groupes de l’arrière de galérer pour tenter de se rapprocher de ceux qui ont pris la poudre d’escampette. Je peux témoigner qu’à l’arrière beaucoup ont effectivement galéré.

Après tous les efforts consentis, la pause-restaurant n’a fait que des heureux. Quant à moi, j’ai bien eu quelques scrupules à partager les agapes des sportifs sans l’avoir mérité, mais j’ai apprécié comme toute le monde la qualité de la cuisine, de l’accueil et du service (rondement mené). Et j’ai pu ainsi profiter de l’ambiance VVV et bavarder avec les uns et les autres. À défaut d’avoir pu profiter des charmes du parcours. Un parcours dont je savais qu’il était exigeant, bosselé à souhait, pour l’avoir effectué en août dernier avec une dizaine d’entre vous. Un parcours plaine typiquement pas très plat. Je conçois que placé fin mars, après un début d’année contrarié par une météo peu sympathique, ce parcours ait été ressenti comme éprouvant, surtout par ceux qui sont loin d’être déjà au mieux de leur forme. Entre la plaine et la plainte la différence peut être mince. Paradoxe, le premier parcours montagne aura un dénivelé moindre (hier, je crois que ce fut dans les 1700 m pour le parcours complet, bravo les braves).

On comprend donc que certains (j’avais signalé cette option) aient préféré rentrer par la vallée de la Moselle plutôt que de remonter sur l’autre versant. Mais là aussi, il y a une observation à faire, désolé … Cela commence à la sortie du restaurant, scénario classique : on n’attend pas que tout le monde soit prêt pour s’élancer, les derniers se retrouvent bien vite assez loin, et c’est parti pour une autre galère. J’ai beau (en voiture) signaler le problème, le peloton file sans attendre. Francis m’a confié hier soir qu’ils ont mis 16 km, Marc et lui, pour retrouver le gros de la troupe, entre Vaudigny et Lebeuville (l’autre Roch, Patrice, quelque peu consumé par la digestion, avait choisi à Xirocourt de rentrer plus directement). Cerise sur le gâteau pour Francis : à Velle, constatant que d’autres ne sont plus là, il prend sur lui de temporiser. En vain, car les absents avaient choisi l’option vallée de la Moselle, mais sans qu’il en soit averti ! Résultat : il s’est coltiné seul le reste de la sortie. Je ne jurerai pas qu’il en a été heureux.

Donc, éternel refrain : on pourrait mieux s’organiser. On y parvenu parfois, quand on s’est donné un capitaine de route et un ange gardien à l’arrière. Comme la saison ne fait que commencer, disons que nous allons prendre de bonnes résolutions …

Reynald

PS : ce matin le kiné m’a remis en place une lombaire qui s’était fait la valise ; et tout à l’heure je revois mon toubib pour qu’il me prescrive un anti-inflammatoire puissant. Et lundi, j’aurai droit à une infiltration dans mon épaule droite. La totale ! Si avec tout ça, je demeure impotent, j’arrête le vélo, et je me mets à boire ! Je ne serai plus un sportif de haut niveau, mais un chétif de caniveau. Plainte, ô ma plainte …

Compte rendu P 1 (12 mars 2019, Kinepolis) 

Douze en selle

Les années se suivent et ne se ressemblent pas : l’an dernier la sortie des retrouvailles (8 mars) avait réuni 25 pédaleurs, l’une de nos plus grosses affluences. Aujourd’hui, nous ne fûmes que 12 à nous présenter au rendez-vous ; 12 rescapés des circonstances contraires, 12 qui n’étaient ni vacanciers (comme Francis), ni marcheurs (avec Gégé), ni travailleurs (comme Amico), ni empêchés pour diverses raisons, heureuses ou non. Le vent vif a pu aussi en dissuader d’autres. De même que le report d’une semaine. Mais la saison a été lancée, en attendant des jours meilleurs, et ceci grâce à :

Gérard CONREAUX – Alain DAUCH – Michel GEORGEON – Marc HENQUEL – Jacques KEMPF – Reynald LAHANQUE – Jean-Michel NICOLAS – Claude PETITDEMANGE – Philippe SCHUTZ – Marcel WILLEMIN …
Soit 10 VVV brevetés auxquels se sont ajoutés les néophytes Bernard AUBERTIN et Patrice ROCH.

Relevons que nous avons tout de même parcouru plus de 100 bornes (109 à mon compteur) et grimpé dans les 1200 m. Pas si mal dans le vent et le froid du matin.

Comme prévu (le parcours a été étudié pour) on affronte d’abord la soufflante : ils souffrent et s’essoufflent, les insuffisants du jour, tandis que les fringants friment et que les vieux sages comptent les points (avec Michel, qui a encore moins roulé que moi, on a le temps de tailler des bavettes, tout va bien). Certaines côtes sont abritées, et d’autres pas, ça fait une différence. Rester dans l’abri des copains, c’est pas facile, chacun fait ce qu’il peut. Avant que ne survienne le moment magique : cap au nord nord-est, à partir de Boulaincourt, c’était prévu aussi. Après la soufflante, la grande poussette !  Que c’est bon de pédaler dans l’huile, même quand ça monte ! De grimper les doigts dans le nez et les mains sur le guidon … oui, c’est bizarre, les doigts ici, les mains ailleurs, mais c’est la vérité vraie. A l’inverse, dans le vent, on pédale avec les oreilles en même temps qu’avec les pieds … la preuve que le vélo est une drôle de gymnastique.

À la faveur du changement de cap, on perd Bernard et Jacques, une envie qu’ils avaient de pousser jusqu’à Fresnes. M’est avis que ça ne tourne pas rond dans la caboche du grand Jacques depuis que l’ASNL enchaîne les victoires : le choc est trop rude, ce changement de cap-là est trop surprenant, trop anormal. Donc, on l’a perdu, Jacques le jacteur, mais je n’exclus pas qu’il ait été berné par Bernard, qui a pris une initiative mal venue. Nous faire ça à nous, VVV, pas deux fois ! Dommage tout de même, douze c’était un bon chiffre.

Sur la fin, l’écrémage se sera poursuivi, le néophyte Patrice a regagné ses pénates (Ville-en-Vermois), Marc a crevé et n’a pas daigné qu’on l’attende, Alain est rentré directement à Méréville, les éprouvés ont évité la côte de Maron au prétexte que par Brabois ce serait plus court pour eux. Si bien que nous fûmes bien peu à nous la coltiner, la longue grimpette de Maron. Là-haut, surprise, les Gégé-marcheurs sortent du restaurant des bois, heureux et boueux. L’occasion d’un rapide échange sur nos efforts respectifs, et la promesse de nous retrouver bientôt sur nos vélos.

Quelques observations pour finir :

Alain a étrenné son beau Lapierre tout neuf, un vélo qui vole, un Lapierre qui roule, qui amasse mousse et nous ramassera tous. À en juger par les performances en côte, la forme des uns n’est pas celle des autres, vous vous en doutiez. Marcel le champion en a rajouté : 137 km et 1850 m de D+ (et un gros dodo sur son canapé en rentrant). Patrice Roch, un ancien St-Pierre, porteur d’un catogan à la Laurent Fignon, a souhaité intégrer la confrérie des VVV : il est le bienvenu. Moi, j’ai terminé dans le dur, mais très content d’avoir somme toute bien tenu le coup, avec à la fin une nuque raide et une épaule droite douloureuse (séquelles de mon accident du 6 janvier).

Et ce matin, coup au moral : mon kiné me dit que malgré les infiltrations programmées, il me faudrait renoncer aux longues sorties, que le vélo c’est pas bon pour ce que j’ai ! Je reste calme, je l’écoute, mais d’une oreille seulement, en attendant d’autres avis.

Reynald

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