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Comptes rendus des sorties VVV 2019 (Reynald Lahanque)

(du plus récent au plus ancien)

Compte rendu P 1 (12 mars 2019, Kinepolis) 

Douze en selle

Les années se suivent et ne se ressemblent pas : l’an dernier la sortie des retrouvailles (8 mars) avait réuni 25 pédaleurs, l’une de nos plus grosses affluences. Aujourd’hui, nous ne fûmes que 12 à nous présenter au rendez-vous ; 12 rescapés des circonstances contraires, 12 qui n’étaient ni vacanciers (comme Francis), ni marcheurs (avec Gégé), ni travailleurs (comme Amico), ni empêchés pour diverses raisons, heureuses ou non. Le vent vif a pu aussi en dissuader d’autres. De même que le report d’une semaine. Mais la saison a été lancée, en attendant des jours meilleurs, et ceci grâce à :

Gérard CONREAUX – Alain DAUCH – Michel GEORGEON – Marc HENQUEL – Jacques KEMPF – Reynald LAHANQUE – Jean-Michel NICOLAS – Claude PETITDEMANGE – Philippe SCHUTZ – Marcel WILLEMIN …
Soit 10 VVV brevetés auxquels se sont ajoutés les néophytes Bernard AUBERTIN et Patrice ROCH.

Relevons que nous avons tout de même parcouru plus de 100 bornes (109 à mon compteur) et grimpé dans les 1200 m. Pas si mal dans le vent et le froid du matin.

Comme prévu (le parcours a été étudié pour) on affronte d’abord la soufflante : ils souffrent et s’essoufflent, les insuffisants du jour, tandis que les fringants friment et que les vieux sages comptent les points (avec Michel, qui a encore moins roulé que moi, on a le temps de tailler des bavettes, tout va bien). Certaines côtes sont abritées, et d’autres pas, ça fait une différence. Rester dans l’abri des copains, c’est pas facile, chacun fait ce qu’il peut. Avant que ne survienne le moment magique : cap au nord nord-est, à partir de Boulaincourt, c’était prévu aussi. Après la soufflante, la grande poussette !  Que c’est bon de pédaler dans l’huile, même quand ça monte ! De grimper les doigts dans le nez et les mains sur le guidon … oui, c’est bizarre, les doigts ici, les mains ailleurs, mais c’est la vérité vraie. A l’inverse, dans le vent, on pédale avec les oreilles en même temps qu’avec les pieds … la preuve que le vélo est une drôle de gymnastique.

À la faveur du changement de cap, on perd Bernard et Jacques, une envie qu’ils avaient de pousser jusqu’à Fresnes. M’est avis que ça ne tourne pas rond dans la caboche du grand Jacques depuis que l’ASNL enchaîne les victoires : le choc est trop rude, ce changement de cap-là est trop surprenant, trop anormal. Donc, on l’a perdu, Jacques le jacteur, mais je n’exclus pas qu’il ait été berné par Bernard, qui a pris une initiative mal venue. Nous faire ça à nous, VVV, pas deux fois ! Dommage tout de même, douze c’était un bon chiffre.

Sur la fin, l’écrémage se sera poursuivi, le néophyte Patrice a regagné ses pénates (Ville-en-Vermois), Marc a crevé et n’a pas daigné qu’on l’attende, Alain est rentré directement à Méréville, les éprouvés ont évité la côte de Maron au prétexte que par Brabois ce serait plus court pour eux. Si bien que nous fûmes bien peu à nous la coltiner, la longue grimpette de Maron. Là-haut, surprise, les Gégé-marcheurs sortent du restaurant des bois, heureux et boueux. L’occasion d’un rapide échange sur nos efforts respectifs, et la promesse de nous retrouver bientôt sur nos vélos.

Quelques observations pour finir :

Alain a étrenné son beau Lapierre tout neuf, un vélo qui vole, un Lapierre qui roule, qui amasse mousse et nous ramassera tous. À en juger par les performances en côte, la forme des uns n’est pas celle des autres, vous vous en doutiez. Marcel le champion en a rajouté : 137 km et 1850 m de D+ (et un gros dodo sur son canapé en rentrant). Patrice Roch, un ancien St-Pierre, porteur d’un catogan à la Laurent Fignon, a souhaité intégrer la confrérie des VVV : il est le bienvenu. Moi, j’ai terminé dans le dur, mais très content d’avoir somme toute bien tenu le coup, avec à la fin une nuque raide et une épaule droite douloureuse (séquelles de mon accident du 6 janvier).

Et ce matin, coup au moral : mon kiné me dit que malgré les infiltrations programmées, il me faudrait renoncer aux longues sorties, que le vélo c’est pas bon pour ce que j’ai ! Je reste calme, je l’écoute, mais d’une oreille seulement, en attendant d’autres avis.

Reynald

 

 

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