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Glisser n’est pas rouler (26/01)

Les dimanches matin se suivent et se ressemblent : malgré le brouillard et le gla-gla, les Randos givrés se sont extirpés du pageot (sauf le Patrick de Pettoncourt bien obligé de faire honneur à son nom, et quelques autres un peu frileux). J’en ai compté pas moins de 18, et que des Randos, puisqu’en partant de Kinepolis on n’aperçoit pas les Charlots qui se réunissent invariablement Porte Désilles.

On n’y voit goutte, on est prudent, faudrait tout de même pas faire une embardée dans le canal, la couche de glace est trop fragile. Mais à peine en route, Pierre doit se rendre à l’évidence : une vieille jante fêlée. Ça ne se répare pas, il lui faut tourner casaque. Aldric profite du contre-temps pour remplacer une chambre à air : ça c’est dans le domaine du possible. Après une heure dans la brume, sans autre incident, on se paie une bonne tranche de soleil. Délice ! Sûr qu’on a bien fait de mettre le nez dehors. Un vrai plaisir, la longue montée vers Haussonville et la clarté. Mais ceux du Pont fleuri, que sont-ils devenus ? Ce pont-là n’est pas basculant, ils ne dégringoleront pas avec nous sur Damelevières. Mais ils ont été revus près de l’arrivée, pas d’inquiétude.

Ensuite, plus rien à raconter, car ayant choisi le mode balade (avec le Patou des Corbières) plutôt que la course en ligne, je n’ai rien vu de ce qui s’est passé chez les échevelés. Mais le président m’a mis un mot : un rond-point glissant a bien failli envoyer tout le monde au tapis ; seul Christophe a tâté du bitume et s’est fait mal à un genou. Cri-cri, reprends-toi, c’est la deuxième fois que tu cabrioles en peu de temps : sache que deux sans trois, c’est possible, et c’est dans tes cordes.

Moralité : comme l’a écrit un grand poète italien, Rinaldo Laanco, le cycliste est un équilibriste. Quelques extraits de son poème, traduit en français (ne disposant plus de l’original, j’invite Amico à le retraduire en italien) :

Pareil à un équilibriste
Perché sur un fil invisible,
Il est à peine compréhensible
Qu’ainsi se tienne le cycliste (…)

Car un rien peut le mettre à terre,
Piétons, deux-roues, automobiles
Rendant sa prudence inutile
Et son équilibre éphémère.

Tel est le lot du pédaliste,
Ce courageux équilibriste,
Qu’il soit novice ou chevronné,
Aux dangers il est abonné !

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