Comptes rendus 2020

Du plus récent au plus ancien (Reynald)

Compte rendu M 2 (9 juillet 2020, Le Thillot)

Faire la Planche

Les VVV ne lésinent pas avec le déconfinement : tous dehors ! Et vive le grand air, le soleil, les sommets, les sapins, les lacs, les vallées … sans oublier la terrasse ombragée et le vacherin seigneurial de l’étang aux méga-carpes ! Parmi les plus fidèles, quelques-uns n’étaient pas libres, les malheureux, mais ils n’ont pu empêcher que le record de participation explose : il était de 29, le voici porté à 33 :

Philippe ALBERGE – Pierre BECK – Guy CAYROU – Gérard CONREAUX – Alain DAUCH Amico DI CIANNO – Claude DIETMANN – Michel GEORGEON – Gabriel GRANDADAM – Denis GROSDIDIER – Jean-Marie GUILLEMIN – Rémi HELFENSTEIN – Marc HENQUEL – Jean- Claude HURET – Guy HUSSON – Fabien KRUGER – Reynald LAHANQUE – Denis LEONET – Gérard MARCHAND – Patrick NICOLAS – Alain ORDITZ – Dominique PERRET – Claude PETITDEMANGE – Jean-Paul PEZEL – Jacques PIERRAT – Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Patrice ROCH – Jean-Luc ROUYER – Jean-Marie SALVESTRIN – Philippe SCHUTZ – Jean-Pierre VALTER – Michel VILLEMIN

Il convient d’ajouter la participation matinale de notre vidéaste émérite, Jacques LAFOND, qui souhaitait faire un peu la Planche mais pas jouer au Ballon. Et de noter la présence de deux nouveaux, JP Valter, un ami de Gaby, et P. Beck (qui m’avait contacté après avoir lu le plus récent article sur les VVV publié dans l’Est Répu.). Bienvenue dans la confrérie !

Je dois dire qu’un tel nombre effrayait quelque peu l’organisateur que je suis : comment gérer au mieux la progression du peloton ? Le restaurateur allait-il pouvoir nous accueillir tous ? Réponses apportées sur le terrain : en coupant le peloton en plusieurs groupes, et en comptant sur le sens de l’hospitalité (et des affaires) de sa Majesté du Lac. Tous furent réunis à table, et tous ont rejoint le port d’attache, sans incident, sans crevaison (mais non sans coups de pompe). Disons que nous avons réussi à mettre un peu d’ordre dans la conduite du groupe sans réfréner les ardeurs des plus vaillants et sans abandonner les moins nerveux. Il n’y a que dans l’ascension finale du Ballon d’Alsace que trois d’entre nous ont ramé seuls à l’arrière, loin des autres attardés. Mais ils se sont battus, et ils ont vaincu (Gérard R., Claude D. et Jean-Paul P.). Mon petit doigt me dit, et mes propres souvenirs en font autant, qu’ils ont plus de mérite encore que ceux qui les ont précédés. 

Nous le savons bien, le vélo c’est toujours un mélange de plaisir et de souffrance, une part du plaisir tenant à la souffrance surmontée, une autre au fait d’être en pleine possession de ses moyens. Ou de bénéficier, pourquoi ne pas le dire, d’un minimum d’assistance … Oui, la sortie d’hier me convainc un peu plus qu’on peut continuer de faire des efforts tout en allégeant sa peine grâce à la belle invention du VAE. Pour monter plusieurs cols et effectuer une distance substantielle, on ne se sert pas de cet engin comme d’une mobylette ! Moi, je suis aux anges de pouvoir ainsi continuer à profiter de la montagne et des longues balades, malgré mon âge avancé. Je crois même que mon émerveillement en est accru : je mesure mieux la chance que nous avons d’avoir les Vosges à portée de guidon, un formidable terrain de jeu pour les cyclistes (mais non pas pour ces enfoirés de motards pétaradants, dont je sais que les Vosgiens se plaignent de plus en plus, même qu’on devrait bien les soutenir dans leur résistance à ces barbares calamiteux – c’est dit !).

Un mot sur la Planche : tous en rêvent, et personne ne s’y trompe, « faire la planche » s’entend désormais en plusieurs sens (quand faut se la coltiner, la Planche, pas moyen de buller les doigts de pied en éventail). Et un regret : que tous n’aient pas eu le temps d’effectuer la grimpette intégrale, puisque le souci était de ne pas arriver trop en retard au restaurant et que certains ont donc été priés de redescendre avant d’avoir touché au but. Désolé, si on y retourne, si le défi vous travaille encore, malgré sa difficulté, il faudra trouver un restaurant plus proche, afin de prendre tout notre temps. C’est vrai qu’elle fascine, cette fameuse Planche, la faute au Tour de France. C’est si vrai que trois grands champions (voir la vidéo de Jacques) ont trouvé le moyen de se mêler aux VVV : ils nous avaient laissé un temps d’avance, mais le fait est qu’ils ne nous ont pas rattrapés ! Ils prendront leur revanche en septembre, les pros, et ce jour-là, généreusement, nous nous abstiendrons.

Un mot aussi sur le Ballon d’Alsace : une très belle et longue montée, éprouvante à n’en pas douter (l’allure de beaucoup n’était pas aérienne, c’est le moins qu’on puisse dire), mais ombragée, sinueuse, et séductrice avec ses échappées sur le ravissant lac d’Alfeld, par exemple, et sur les Alpes et le Mont Blanc près du sommet … que demander de plus !

En ces temps troublés, une certitude : les VVV retourneront dans les Vosges sans tarder, casqués mais non pas masqués, distants mais pas trop.

Reynald, 10 juillet 2020

Compte rendu P 2 (30 juin 2020, Nomény)

Que de bosses !

Une sortie supplémentaire, ça ne se refuse pas, après une longue frustration et un retour à la normale quelque peu laborieux. Au lieu d’une poignée de prétendants, ce sont donc 19 pédaleurs enthousiastes qui ont honoré le rendez-vous de Nomény. J’ai annoncé que nous étions 17, alors que comptés et recomptés nous étions bien 19 : je réaliserai un peu plus tard que je n’avais pas reporté les noms de ceux qui s’étaient inscrits par SMS …

Philippe ALBERGE – Gérard CONREAUX – Alain DAUCH – Michel GEORGEON – Bernard GUERARD – Pierrick HAAN – Jean-Claude HAZOTTE – Marc HENQUEL – Fabien KRUGER – Jacques LAFOND – Reynald LAHANQUE – Denis LEONET – Philippe MIDON – Jean-Michel NICOLAS – Dominique PERRET – Claude PETITDEMANGE – Francis ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Philippe SCHUTZ 

Sans les deux excusés de dernière minute (JPP et AO), nous aurions même été 21 ; quant à notre forfait de la veille, il était le p’tit nouveau du jour : Fabien Kruger, qui a manifestement envie de récidiver. Qu’il soit le bienvenu !

Le parcours : une variante de la Bibiche, mais avec une partie centrale inédite, et déroutante : tout plein de bosses, pas toujours anodines, et bien des motifs de s’égarer. Pour plusieurs raisons : la Moselle ne manque pas de ralentisseurs (une calamité pour les cyclistes), mais elle manque terriblement de pancartes ! Et comme personne ne connaissait ces routes (entre Gomelange et Faulquemont), pas même l’organisateur (qui travaille volontiers sur cartes), il a fallu compter souvent sur l’habitant pour trouver, par exemple, la petite route de Coume ou celle qui permettait de rejoindre Boucheporn (ça ne s’invente pas) via Niedervisse. La route plus directe dans ce secteur, elle nous a échappé – mais c’est là qu’il faut ajouter une autre cause d’égarement, celle de l’écart entre la trace GPS et le terrain.

Explication : sur le logiciel de tracés (Calcul d’itinéraires, ou autre), il faut opérer en mode automobile, et réserver le mode vélo pour les seuls secteurs où l’on souhaite emprunter des pistes cyclables (bitumées). Sinon, le logiciel, à notre insu, nous envoie dans les chemins des champs et des bois. Et j’ai bien l’impression, que je n’avais pas supprimé le mode vélo lors de mon traçage d’hier.  D’où des hésitations inhabituelles dès le début de la matinée. La leçon sera retenue ! 

Résultat de ces diverses avanies : une arrivée tardive au restaurant du golf de Faulquemont (j’ajoute qu’il aura fallu attendre d’être à 4 km de cette cité pour en apercevoir la première pancarte). Mais on en a d’autant plus apprécié l’escale, en terrasse, avec le splendide « green » et son étang sous nos yeux. Un service somme tout rapide, du plaisir dans l’assiette, un moment de repos nécessaire. Car le fait est que, sans que ce soit le moins du monde prémédité, nous avons hier battu un double record pour une sortie Plaine : celui de sa longueur (168 km pour moi) et de son dénivelé (2100 m) ! La Bibiche, ce n’était que 150 km et un D+ de 1500 m, la norme pour une sortie Plaine. Si on retourne un jour à Faulquemont, il faudra trouver une autre variante, moins coûteuse en efforts.

Ceci dit, ce qui m’épate toujours avec les VVV, c’est qu’ils ne rechignent pas, qu’ils se décarcassent, qu’ils se les mange, les côtes successives, les gentilles et les méchantes, celles du début en rigolant et celles de la fin en ahanant. Et puis, on aura hier découvert de jolies petites routes, des reliefs pittoresques, des plateaux étonnants, parsemés d’immenses éoliennes. C’est fou ce qu’elles ont poussé, celles-là, impressionnantes, un peu inquiétantes, utiles probablement mais gâcheuses de paysage.  Elles sont à l’image du vent pour les cyclistes : un surcroît d’énergie (il était favorable à l’aller) ou un vilain inconvénient (il a durci le retour). 

Une certitude, enfin, cette sortie en plaine pas plate du tout aura préparé de la meilleure façon les Valeureux à la très excitante prochaine sortie : celle de la désormais fameuse Planche des belles filles. Thibaut Pinot n’a qu’à bien se tenir !

Reynald 

Compte rendu M 1 (23 juin 2020, Xures)

La ligne bleue des Vosges

Après les retrouvailles en plaine, la première « vraie » sortie : avec restaurant et en montagne ! De la montagne certes modeste, mais tellement jouissive pour tous ceux qui n’en pouvaient plus de ronger leur frein. Malgré quelques indisponibilités (et un forfait), ils ne sont pas moins de 27 au départ :

Philippe ALBERGE – Christian BAUQUEL – Didier BLAISE – Guy CAYROU – Alain DAUCH – Amico DI CIANNO – Michel GEORGEON – Gabriel GRANDADAM – Jean-Marie GUILLEMIN – Jean-Claude HAZOTTE – Rémy HELFENSTEIN – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Guy HUSSON – Jacques LAFOND – Reynald LAHANQUE – Denis LEONET – Jean-Michel NICOLAS – Alain ORDITZ – Claude PETITDEMANGE – Jean-Paul PEZEL – Jacques PIERRAT – Gérard REGRIGNY – Francis ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Philippe SCHUTZ – Dominique TISSERAND 

On relève la présence de deux p’tits nouveaux, Jean-Marie Guillemin (un ami de Gaby) et Didier Blaise (un ami de JC Hazotte) : bienvenue à eux dans l’honorable confrérie !

L’autre présence, très appréciée, est celle de l’été : il y avait eu bien des beaux jours pendant le confinement, quel gâchis ! Mais quel plaisir, cette fois ! Et la ligne bleue des Vosges pour horizon. La mise en route se fait en douceur, sur la piste cyclable du canal désormais prolongée jusqu’à Moussey (et au-delà). Une crevaison permet même de mieux savourer l’instant. On tarde un peu, ensuite, à fragmenter notre gros peloton, alors que le trafic est dense, pendant un temps très court heureusement. Puis la distanciation s’opérera d’elle-même, sur des routes plus calmes, bosselées, et familières, avant la montée vers le Donon, toujours aussi séduisante, parmi les arbres et le long du torrent (la Sarre Blanche). Et comme la route est annoncée barrée, pas de voitures ni de motos. Notre chance sera aussi de franchir le col de l’Engin juste avant l’épandage de gravillons.

Quelques-uns choisissent de redescendre directement à Abreschviller au lieu d’effectuer la boucle par Saint-Quirin. C’est que l’état de forme est inégal, certains ont des kilomètres en moins, d’autres des kilos en trop. C’est pourquoi lors du retour un nombre respectable de pédaleurs choisira l’option directe Cirey-Blâmont, au lieu de la boucle inédite par Bréménil et Montreux. Auparavant, l’Auberge de la forêt aura enchanté les yeux et comblé les appétits, même si Alexandra, l’accorte hôtesse, œuvrait masquée. Il se confirme d’ailleurs que les VVV, en vieillissant, attachent autant d’importance à la qualité du restaurant qu’à celle des parcours. À l’organisateur de s’en souvenir !

Francis a parfaitement joué son rôle de vélo-balai … avant d’opter pour le raccourci pris à Cirey, sans qu’on en soit averti. D’où un flottement certain ensuite : j’attends parfois en vain, ne sachant pas qui pourrait être attardé, et comme il me faut aussi aller à l’avant (vive le VAE) pour m’assurer que le parcours est respecté, impossible de contrôler ce qui se passe à l’arrière. En outre, la seconde crevaison, à Montreux, va être à la fois heureuse et dommageable (drôle de festival, comme diraient les amateurs de jazz) : un cerisier chargé de fruits, une fontaine d’eau fraîche, et un Michel G. qui taille une bavette avec l’habitant au moment où l’on se remet en route. Il galérera à l’arrière, sans qu’on le sache, après avoir retrouvé Rémy qui s’était égaré (pour lui j’avais redescendu la côte de Barbas, mais sans le voir venir) : Alain O., Marc et moi, nous les avons attendu longuement à Xures, non sans inquiétude. Ils ont fini par arriver, fourbus, très fourbus, mais sous nos applaudissements !

Conclusion : il nous faudra être un peu plus rigoureux dans la gestion du peloton, surtout quand il est si imposant. Doubler les postes de capitaine de route et de vélo-balai ne serait pas un luxe. Il me faudra aussi être plus vigilant lors du tracé des itinéraires : les logiciels ont vite fait de céder à d’étranges fantaisies, en optant pour des variantes indésirables dont on ne s’aperçoit que sur le terrain. Ainsi, je crois avoir compris que ceux qui étaient à l’avant en fin de parcours ont fait des sorties de piste !

Reste l’essentiel : le plaisir pris ensemble à ces longues escapades. La saison 2020 ne demandait qu’à commencer : c’est chose faite.

Retrouvailles 2020 (9 juin)

Enfin !

La dernière sortie des VVV remontait au 16 octobre 2019 (au départ de Void-Vacon) : il était temps ! Nous avons donc vieilli de près de 8 mois, personne n’a rajeuni, certains ont grossi, d’autres ne sont pas encore en pleine forme. Mais il est clair que les 21 présents étaient heureux d’être là, pour cette sortie relativement modeste, mais gentiment bosselée (D + de 1200 m à mon compteur, et 120 bornes) : 

Élisabeth ANTOINE – Michel GEORGEON – Bernard GUERARD – Rémi HELFENSTEIN – Marc HENQUEL – Jean-Claude HURET – Guy HUSSON – Jacques KEMPF – Reynald LAHANQUE – Philippe MIDON – Jean-Michel NICOLAS – Patrick NICOLAS – Alain ORDITZ – Patrick PAGEOT – Claude PETITDEMANGE – Jean-Paul PEZEL – Francis ROCH – Jean-Marie SALVESTRIN – Philippe SCHUTZ – Daniel SMALCERZ – Marcel WUILLEMIN 

Ajoutons que Pierrick est venu à notre rencontre en fin de parcours, et que Guy Husson était le p’tit nouveau de la bande : bienvenue à lui, même s’il m’a dit n’être pas un adepte des longues distances (ceci dit, nos sorties tournent autour de 150 km en plaine et de 120 en montagne, ce qui n’a rien à voir avec le Paris-Brest-Paris, ni même avec le Paris-Longwy qu’il a naguère pratiqué).

Partant de Champigneulles, on ne pouvait guère faire dans l’inédit, mais tout le monde ne connaissait pas le secteur Secourt-Vigny-Cherisey, tout en petites routes peu fréquentées et en paysages agréables, à l’image de tout ce parcours, très champêtre, qui a été apprécié, si j’en crois plusieurs témoignages.

Grâce à Marcel qui avait prêté son VAE Bianchi à Jean-Claude, je n’étais pas le seul vieux cycliste assisté : j’imagine que le néophyte a été conquis par cette autre pratique du vélo, disons plus aérienne. Et comme je l’ai déjà dit, cette pratique nouvelle n’empêche nullement de goûter encore les plaisirs de la pratique ancienne, ne serait-ce que le plaisir de manier un vélo léger, et de ne pas se faire traiter de motocycliste. (Mais de là, à vouloir remonter sur un VTT, après une chute qui t’a valu 4 côtes cassées, mon cher Chti Jean-Claude, tu ne m’ôteras pas de l’idée que ce n’est pas raisonnable).

J’en profite pour dire à quelques-uns : bienvenue au club ! Le club des septuagénaires. Claude a été intronisé le 7 février, Francis le 27 mai (de façon très arrosée), Jean-Michel le 4 juin ; Patrick N., ce sera le 13 juin (Dominique va mettre les petits plats dans les grands), et en fin d’année ce sera le tour de Guy C., le fondateur du team Bianchi – n’y voyez aucune allusion de circonstance.

Je vous le disais : personne ne rajeunit. Nous voici (bientôt) 14 à atteindre les 70 balais. L’an prochain, il y en aura 4 de plus, ce qui fera 18 « personnes fragiles » à protéger par un surcroît de « gestes barrière » … Faut pas croire tout ce qu’on entend. Sinon, on ne sortirait même pas quand il y a un risque de pluie. Il y en avait un, minime, qui s’est traduit par une brève averse en fin de parcours – ou deux averses, pour ceux qui comme moi se sont inquiétés de ne pas voir arriver à Custines l’infortuné Patou : en fait, il a d’abord eu un problème de téléphone (sa chère et tendre s’inquiétant), puis un problème de vision dans la descente de Morey (il porte des lunettes correctives dépourvues d’essuie-glace). Il a fini par débouler, et on l’a remorqué à bon port, Jean-Paul et moi.

D’où l’utilité du vélo-balai ; de même que celle du capitaine de route. Gardons nos bonnes habitudes.

Maintenant qu’on a remis ça, on continue, non ? Bien sûr qu’on continue : quand le virus circule moins les cyclistes circulent plus, et les VVV montrent l’exemple. D’autant que d’ici quinze jours, on devrait pouvoir se restaurer sans trop de contraintes. Donc, le mardi 23 juin (ou le jeudi 25 si la météo l’impose), on retourne dans les Vosges !

Jetez un œil sur la sortie qui avait été fixée au 7 avril (Donon, et repas à Abreschviller), et vous me direz si ça vous convient ou si vous préférez quelque chose de plus musclé. Moi, depuis que j’ai changé mon alimentation, je suis prêt à tout !

Une non-sortie parfaite (17 mars, 24 mars, etc.)

Nous en sommes déjà à la deuxième sortie P 0, et nul n’en connait le nombre total. Qu’est-ce qu’une sortie P 0 ? Ce n’est pas sorcier, récapitulons.

Le lieu de rendez-vous : nulle part.
La distance : impossible à estimer.
Le dénivelé : insensible.
Le parcours : ni début ni fin ni confins.
Les participants : aucun ne manque à l’appel … Car tous sont là, tous réunis en esprit, faute de mieux. Tous se pressent, heureux, étonnés d’une si belle affluence. C’est vrai, nous n’avons jamais été aussi nombreux, aussi unis dans notre commune passion sportive. Et jamais aussi légers, impalpables, translucides. Pour les grimpettes, c’est idéal.

Et d’autant plus heureux nous sommes qu’aucune avanie ne nous vanne, qu’aucun incident ne nous advient. Ni crevaisons ni chutes, ni vent ni pluie. Et personne n’est lâché, personne, c’est si rare.

Quant à la pause-restaurant, elle est sublime : tous les plats sont si légers, si digestes ! La bière ? La bière n’est que bulles, voyons (ce n’est pas de la Corona, elle a été virée, celle-là). Et la bonne hôtesse, pour couronner le tout, a « quelque chose d’un ange » (Brassens).

Le retour est aussi fluide que l’aller, les montées sont aussi rapides que les descentes, les routes n’ont jamais été aussi désertes et silencieuses, l’air n’a jamais été aussi peu pollué. Le printemps resplendit, pour un peu on se dirait au paradis … 

Qu’il eût été dommage de ne pas en être : revenez-tous, à chacune des sorties P 0 !

Reynald (au jour 8 du confinement)