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• Soleil et feu d’artifice

Mardi 15 août (fête de l’Assomption) :
Après la grisaille et la bruine de dimanche, grand soleil, belle lumière et feu d’artifice final ! De vrais petits veinards. Douze heureux pédaleurs, les mêmes que dimanche moins Guillaume, Gaby et les frères Collard, mais plus Bernard, Yves, Jérôme, et en cours de route Patrick Corne (qui espère cette fois renouer durablement avec le vélo).

Une belle matinée d’été, avec vent favorable pour commencer, mais quand la route pique au sud, on sait à quoi s’en tenir sur ce que sera le retour : un peu plus musclé. Qu’à cela ne tienne, l’euphorie estivale nous propulsera. Les vaches nous regardent passer d’un air attendri, c’est très encourageant. Les moutons ont mieux à faire, on les comprend. Christophe se lance dans un long argumentaire sur la Kia hybride : on ne demande qu’à le croire, on retient qu’avec les primes à l’achat, ce pourrait être une bonne affaire. L’hybride, c’est précisément ce qu’on pratique à ce moment-là sur nos machines : huile de genou et énergie éolienne.

Bref, ça baigne, et quand vient le moment d’affronter durablement le vent de face, on s’organise, on s’attend, on a le plaisir d’exercer sa force. Le groupe présidentiel a coupé au court, plus loin Jicé choisira d’aller droit sur Drouville plutôt que de se coltiner le détour par Serres. De même, Patrick C. abrégera le séjour dans la centrifugeuse. Et à l’approche de Serres, on voit les quatre costauds qui se sont détachés oublier de prendre la route de Drouville. Un classique chez « les têtes dans le guidon ». C’est ainsi que le peloton s’est réduit à trois unités (Gégé, le Patou et moi), avant que Marcel ne nous rejoigne (il s’est avisé de son erreur).

Et voici que sous nos yeux incrédules se prépare le grand feu d’artifice final… une imposante masse de nuages bleu nuit, bientôt striée d’éclairs, a soudainement envahi l’horizon. Le vent s’est encore renforcé, il risque de chasser l’orage qui se prépare et de nous faire manquer l’apothéose. Ce serait dommage. A Haraucourt, Gégé et Marcel mettent le cap sur leurs chaumières, tandis que le Patou et moi-même choisissons d’achever le parcours complet (en allant droit sur Varangéville).
Ce qui s’est alors passé pour les autres petits veinards de cette belle matinée d’été, je ne puis rien en dire. Mais quant à nous deux, en voici un résumé : à peine sortis du village, nous sommes cueillis par des rafales monstrueuses, qui nous clouent quasiment sur place et tentent de nous pousser au fossé. Les éclairs redoublent, le tonnerre gronde, de grosses gouttes cognent sur les casques, et puis… et puis le ciel déverse enfin ses flots. Inondés nous sommes, balayés, brinquebalés, alors que la visibilité s’est de beaucoup réduite, et que les bourrasques ont transformé le faux-plat en une véritable ascension. Malgré tout on progresse, on mouline, on envoie de l’eau, la descente sur Varan n’est plus très loin. Pas question de s’abriter, ce serait de la pure dégonfle !

Vous l’aurez compris : on a pris un pied géant ! Pas connu ça depuis l’enfance, quand on faisait exprès de se prendre des trombes d’eau sur le paletot et de rouler dans d’énormes flaques. Je l’ai toujours pensé, le vélo c’est un truc d’enfance. Et donc le meilleur remède pour ne pas vieillir trop vite.
Aussi, le Patou et moi, c’est fou ce que ça nous a rajeunis, et réjouis, ce grand feu d’artifice final. Je ne doute pas qu’il en a été de même pour nos compagnons.
En plus, pour une deuxième sortie après la reprise de dimanche, les jambes ont tenu bon. Un peu raides, mais vaillantes. Au compteur, 105 bornes, plus de 800 m de dénivelé, et une arrivée presque ponctuelle.
Vive le vélo, on ne le dira jamais assez.
Reynald

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