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• La disparition bis (10 décembre)

Amis du vélo et de la grasse matinée !
Un rappel : le jeu consiste à rédiger un texte (court ou moins court) en se passant totalement de la lettre e, qui est en français la plus usitée de toutes les lettres (et pas seulement des voyelles). La tâche est donc rude, mais amusante… mais si, mais si. La preuve est que trois d’entre vous ont réagi en le pratiquant, ce jeu d’enfer, la semaine dernière. Le concours est donc à nouveau ouvert. Pour ma part, faute de pouvoir rouler, j’ai réessayé, et je me suis bien amusé (mais si, vous dis-je).
Je vous livre le résultat – après avoir remarqué que dans cette rapide introduction, j’ai utilisé spontanément (si j’ai bien compté) 82 fois la lettre e…

La disparition du biclou (bis)

Par grand froid, air glacial, frimas, blizzard ou fort crachin sur Nancy, l’homo cyclans, tout fan, tout fou qu’il soit du biclou, n’aura choix plus malin qu’avoir dormi tout son saoul, dans un bon lit chaud (un gras matin, dira-t-on).

Allons, amis, dormons plus tard aujourd’hui, puis buvons un vrai jus noir ou un chocolat fumant, croquons dans un pain croustillant, ajoutons du jambon blanc, du saucisson, tout ça non sans boissons ni fruits frais … Miam miam ! Au fond, aucun matin plus sympa. La saison a du bon, on a plaisir à n’assouvir pas sa passion, son sport favori (stimulant), son loisir (parfois fatigant). Ou son addiction ? Au vrai, on a plaisir à s’alanguir ainsi sous son toit, à la maison, avant la Saint-Nicolas ou plus avant dans la saison.

Amis Randos, bons compagnons, profitons à fond, jouissons du jour sans biclou !

Ou alors, sous d’abondants flocons tombant dru, roulons jusqu’à la Schlucht ou au Valtin, chaussons nos skis, glissons, crapahutons sur nos cols favoris, nos hauts Ballons. Mais sans nos biclous ! Trop glissant ! Plutôt parcourir monts ou vallons blanchis, skiant, courant ou marchant, mais pas roulant. Car imaginons un randonnant du club ou un VVV juchant son biclou sous gros flocons… Pas photo, sûr pronostic : à tout coup vacillant, chutant, souffrant, mal partout, allô maman bobo… la Birizina, quoi !

Ajoutons un mot : Rando, homo cyclans, si ton nom bannit l’outil grammatical disparu, alors nous pourrons souffrir l’inscription dans mon propos dudit nom, gagnant à tout coup. Ainsi, listons nos compagnons tout à fait gagnants (nom plus mot avant nom) : Patrick Nicolas, Amico Di Cianno, Marc Di Gianantonio, Guy Cayrou, Franck Cornu… cinq, pas plus.

Alors, comptons nos amis VVV : Francis Roch, Alain Dauch, Ludovic Thomas… ça fait trois. Cinq plus trois font huit : pas un gros tas. Aucun Johnny Halliday (paix à son art, à son chant), aucun Aznavour non plus, ni Gainsbourg, ni Barbara, ni Piaf… Normal !

Confirmation, donc : la disparition fait tsunami sur maints mots, moult noms, sur tous bons outils grammaticaux français. Un pari fou qu’avoir pour ambition l’oubli total d’un truc si omnigraphant ! N’imaginons pas y avoir satisfaction. Mais pour autant, faut pas faillir, faut vouloir, tant qu’il fait trop froid, trop glissant, pour sortir son biclou dominical.

Rinaldo

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