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• Ivres de givre et d’hiver (18 février)

Une vraie, une bonne, une authentique sortie d’hiver : température négative, brume épaisse, verglas menaçant. Ce qui peut faire peur, avouons-le : au rendez-vous, toutefois, pas moins de neuf randos bien gonflés, qui se concertent et décident de s’élancer, mais pas sur  le parcours prévu, trop risqué. En fait, trois d’entre eux renoncent, qui préfèrent rentrer ou se contenter d’une brève sortie : ce que firent exactement Gégé, Cri-cri et Jicé H., je ne sais pas, puisque je n’ai pas renoncé.
Les six autres (le double de dimanche dernier) évitent la piste cyclable, toute blanche et glacée, et mettent le cap sur Richardménil : Marc, Pierre, Patrick, Jérôme, Jean-Michel et moi-même roulons d’abord sur des oeufs, comme il se doit, puis sans grande crainte, car à l’évidence les routes qui ont été salées récemment ne sont pas glissantes. Nous progresserons donc de bon coeur jusqu’à Bayon, puis Mont-sur-Meurthe, et retour. Un beau triangle, très roulant, mise à part la bosse bayonnaise (avec à nos basques, je n’invente rien, une bande de godelureaux de Golbey, qui sans vergogne nous doublèrent en pleine montée).
Deux gaillards qui nous escortèrent tout du long, ce sont des triathlètes de Laneuville, pas mécontents de profiter de l’abri, et de notre visibilité : oui, j’ai omis de dire que nous avions tous eu la prudence de revêtir une veste ou un gilet vert fluo, pour qu’aucun automobiliste ne puisse nous écrabouiller en plaidant les circonstances atténuantes. Donc, non seulement nous respectons désormais l’arrêt au feu rouge, nous roulons en file indienne dans la traversée des agglomérations, mais nous nous rendons visibles quand les circonstances l’exigent. Le grand virage de la sécurité est pris. Il suffira de persévérer.
A l’inverse, le groupe des allumés de Saint-Pierre qui nous a doublés dans Laneuville occupait toute la chaussée et grillait tous les feux rouges. Allez râler contre les automobilistes après ça !
Pédaler dans le froid et la brume présente un immense avantage : le contraste sera plus que jouissif lors des sorties sous le soleil et dans la douceur ! C’est comme un replat dans la montée d’un col : il procure un bien fou, alors que le même segment en plaine passerait inaperçu. Oui, tout est affaire de contraste et de contexte. Alors, les amis, si vous vous voulez en profiter, ne lambinez plus, le printemps va bientôt arriver, il sera trop tard. On ne commence pas un bon repas par le dessert.
Reynald
PS : mon voyage à Bruxelles a été remis au week-end prochain, je serai donc absent et non en mesure de rédiger le compte rendu (sauf nouvelles intempéries défavorables à la sortie en voiture).
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