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• Fin d’été (17 septembre)

A la demande générale (ou presque) un mot sur la sortie d’hier (17 septembre) :
C’était la dernière sortie dominicale de l’été 2017, quelques-uns ont tenu à ne pas la rater : Gégé, Pierre, Marc, Patrick, Franck, Nono et moi, ce qui fait sept ; lors de la pause sur les hauteurs de Château-Salins se sont ajoutés à ce considérable peloton Gaby et Christian, qui, semble-t-il, s’étaient d’abord égarés du côté de Brabois… pour avoir oublié le correctif sur le lieu du RV. Le stade Picot, c’était tout de même plus logique. Et sur la fin, on a eu le renfort de Jacques et de son engin électrique. Ce qui porte à dix le nombre des cyclos de l’été finissant. Comme quoi être et avoir été, c’est possible.

Matinée très fraîche d’abord, de superbes effets de brume lorsque le soleil a commencé de percer, puis une belle lumière bleutée pendant tout le reste de notre parcours. Un tempo raisonnable, qui permet à chacun de respirer et d’échanger à loisir. Comme il se doit, les côtes creusent quelques écarts, il faut parfois attendre les pas pressés, le vacancier Nono (qui a durablement remplacé le sport par le tourisme) ou l’affairé Franck (qui joue de la roulette plus souvent que de la manivelle). Et des côtes, on en a grimpé de belles. Celle de Bézange n’est qu’un aimable hors d’œuvre, celles qui conduisent à Château-Salins comptent pour du beurre (un peu salé tout de même, le beurre). Mais celle qui suit cette salinade, c’est une vraie de vraie, faut pas chercher à l’avaler trop vite, sinon ça pique : route large et amples courbes, c’est à peine si on l’impression d’avancer.

Cela dit, elle est fort courtoise, la salinette, à côté de la traîtresse qui lui succède, à la sortie de Jallaucourt (dir. Bioncourt) : route étroite et rude, mal revêtue, pentue à souhait, le genre de talus dont il convient de ne pas abuser. Pour nous dédommager de nos efforts et de notre effroi, nous aurons la joie pour finir de nous mettre sous la pédale la rectiligne et franche montée d’Amance (côté cimetière). Il était grand temps de réhabiliter cette stimulante escalade trop longtemps boudée. Christian s’en est dispensé, mais je présume que c’est parce qu’il l’effectue chaque semaine, en voisin. Quand on aime les forts pourcentages, on ne compte pas.

Vous, je ne sais pas, mais moi (en vieillissant) j’aime de plus en plus les parcours vallonnés  : la platitude du plat, très peu pour moi. C’est d’un ennui ! Et c’est malsain, car sur le plat le rythme a tendance à s’emballer (les mauvais grimpeurs tiennent là leur revanche), ce qui n’est pas bon pour le palpitant. En revanche, les reliefs, l’alternance de l’effort et de la roue libre, voilà la bonne formule, le juste équilibre. Notre humaine condition, en somme : le repos et la fatigue, le rire et les larmes, le rose et le noir, le oui et le non. Des hauts et des bas : c’est tout le vélo, et c’est la vie.
Reynald

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