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• Encore un 200 mémorable (10 mai)

Quelques mots sur « le 200 » effectué hier. Encore un dont on va se souvenir. La journée avait été annoncée moche (la seule de la semaine), disons qu’elle a tenu ses promesses. En partie, puisqu’on a tout de même vu le soleil. Dans les derniers kilomètres…

Deux choses avaient dissuadé certains Randos de s’inscrire : cette météo peu engageante, mais plus encore la relative difficulté du parcours. Relative, parce que pour tout licencié convenablement préparé ce parcours n’était pas plus difficile que bien des parcours passés, comme ont pu le vérifier ceux qui l’ont effectué hier. Mais il fallait être prêt, c’est un fait.
Nous devions être à 16 à pédaler, mais Jean-Michel et son fils Romain ont dû renoncer, accablés par un nouveau deuil. Et Jérôme, au dernier moment, a préféré rester au sec. Nous sommes donc 13 à nous élancer de Baccarat. En fait, 10 s’élancent, les 3 de Bouxières-Lay préférant la voiture au vélo jusqu’au col du Hantz, alors que pas une goutte ne tombe. Un moral d’ours en peluche, faut croire. Ils « se mouilleront » ensuite dans la Charbonnière et le Champ du feu, et se sécheront dans la voiture le reste de la journée. Ils auront parcouru 31 km (à une moyenne d’escargots, comme il se doit). Qui eût pensé que de pareils gaillards joueraient les majorettes dépressives ?
Mais je reviens en arrière. Hélas, hélas, à peine sur le vélo, Marc fait une lourde chute, à cause des putains de rails situés à la sortie de Thiaville, un vestige très dangereux d’une voie privée (qui se perd dans l’herbe de chaque côté, et disposé en biais sur la route). Le problème n’a jamais été traité, le département et l’usine concernée se renvoyant la balle. Ironie du sort : Francis, qui est monté au créneau (en tant qu’ancien de l’Équipement) a appris ce matin qu’une réunion allait se tenir la semaine prochaine sur ce problème depuis longtemps identifié !
Le plus important : les nouvelles de Marc sont rassurantes, il présentait des troubles de mémoire préoccupants, on a alerté sa femme qui est venue le rechercher. Il a été placé en observation, et le scanner n’a pas révélé de lésions. Il devrait rentrer chez lui dès aujourd’hui. J’imagine que je peux au nom de tous lui dire toute notre sympathie et lui souhaiter de se remettre au plus vite et au mieux.
Vous l’avez compris, le brumisateur local était en action dans la montée sur les crêtes, coiffées d’épais nuages, et la descente sur l’Alsace fut des plus fraîche. Mais quel accueil chaleureux au restaurant Pfister de Villé ! On peut s’y changer et même y faire sécher des vêtements. Excellent repas, qui plus est, et service efficace, souriant, et rapide. Une très bonne adresse.
Ensuite, Gégé s’offrant de son côté un bon raccourci, les 8 rescapés repartiront pour une belle virée alsacienne, sur des routes que la plupart découvraient et qui méritent vraiment le détour. Avec un peu plus de lumière sur les paysages et les villages, on la referait volontiers. Au moins n’avons-nous pas eu de pluie dans l’après-midi, et avons continué de profiter, le plus souvent, d’un bon vent d’ouest qui a rendu les grimpettes plus faciles.
Pour une fois, je me permettrai de féliciter les vaillants participants : Pierre L., Pierre V., Michel, Amico, Patrick, plus nos amis VVV Jean-Mi et Francis, sans oublier l’inusable Gégé. Et de remercier chaudement Guy Cayrou, chauffeur très attentionné (plus habitué à la chaleur africaine qu’au petit temps vosgien).
Un dernier mot : comme beaucoup de licenciés du club n’ont pu profiter de cette grande sortie, je me demande si on ne pourrait pas en programmer une autre, plutôt dans le style de ce que je propose aux VVV (pour les sorties en plaine) : dans les 150 km, au départ d’un lieu assez proche, avec une pause-restaurant. Et ceci soit un dimanche, soit un jour férié. Je soumettrai l’idée au Bureau (mais ce sont les absents d’hier qui se diront preneurs ou non).
En pièce jointe, une photo où l’on voit clairement que majorette rime avec coup de fourchette, et que moral dans les chaussettes n’empêche pas de faire trinquette !
Reynald
PS : sous la plume de l’écrivain dont je lirai des textes lundi soir (Henri Calet), j’ai trouvé ceci : « Je n’avoue pas sans déplaisir que je ne sais pas monter à bicyclette ou, plus précisément, que je ne sais pas en descendre (je suis obligé de chercher un lieu isolé pour me laisser tomber à terre doucement) ». Piètre cycliste, donc, mais excellent écrivain.
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